Bienvenue, vous découvrez notre village de Mesloub, commune de Mékla, Wilaya de Tizi-ouzou,  Algérie.

Accueil du site Association Mesloub Solidarité.

Association LOI 1901

Afin de limiter les déplacements et les réunions dans les endroits confinés, et ce durant la période de pandémie du covid19, l'association met un lien de paiement en ligne afin de faciliter le versement de la cotisation de l' année 2020. Il est rappelé que l'assemblée générale à l' unanimité des membres a voté le montant de la cotisation pour l' année 2020 à 80 euros en ce qui concerne les adhérents bénéficiant d' une couverture sociale.

Propulsé par HelloAsso

 

votre adresse IP est :

 

A lire important  --->   Rapports d'assemblees et PV d'assemblees

Association à but non lucratif.

1- Découverte, promotion et développement de la culture berbere.

2- Vocation d'entraide et solidarité par des actions économiques, sociales et culturelles.

3- Accompagnement des familles de défunts et organisation du rapatriement vers la terre d'origine.

Vous êtes nombreux à demander l'adhésion à l'association. 

Aussi nous pouvons répondre à votre demande en nous retournant le formulaire ci-joint: 

-->Demande d adhesion pdf 1Demande d adhesion

 

Entree asso

Role asso

Planning 2020j

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Télécharger votre réglement:--> Reglement interieur amsxReglement interieur amsx (48.96 Ko)

 

 

 

Page facebook: cliquez ici https://www.facebook.com/mesloub.assomesloub

 

   Ecoutez notre langue à travers une icone de la langue berbère IDIR.
 

A Vava Inouva.

Diffusion dans 77 pays et traduction en 15 langues...

Cette chanson kabyle avec juste voix et guitare figure comme le premier grand tube venu directement d'Afrique du Nord. Idir représente l'affirmation d'une certaine identité, le retour à des racines ancrées très profondément dans l'histoire de l'Algérie.

Il faut attendre 1976 pour que sorte un premier album sur lequel on trouve le titre (A Vava Inouva).

Homme de conviction, emblème de la chanson berbère, Idir participe souvent à des concerts pour soutenir différentes causes.

Ne faisant pas d'amalgame et découvrons qui sont les berberes.

Les Berbères ou Imazighen (Amazigh au singulier) constituent le fond ancien de la population de l’Afrique du Nord. Ils formaient à l’origine un seul peuple peu à peu fragmenté par une histoire à la fois riche, complexe et mouvementée. Des dynasties berbères régnèrent  sur le Maghreb jusqu’au XVI° siècle.

Nous assistons aujourd'hui à la renaissance de la berberité et à une forme d'alternative au fondamentalisme islamique en Afrique du Nord.

Des personnalités qui participent activement a promouvoir notre culture et la faire découvrir, rendons à l'histoire ce qui lui appartient...

Notre langue doit être reconnue et chacun doit participer à cette reconnaissance.

Artistes, Sportifs, Politiques,Scientifiques et Chercheurs. Tous s'impliquent et crient haut et fort: "Pour la reconnaissance de notre identité!"

Idir, chanteur berbere qui allait faire connaitre notre culture dans le monde entier avec sa chanson AVAVA INOUVA, le monde se met à  chantonner ces mots berberes rendus célèbres.

Apres Zidane président! à la suite de la finale triomphante de l'équipe de France face au Brésil en 1998 et cette tête berbère à deux reprises qui allait mettre fin aux espoirs des Brésiliens. La France des couleurs s'imposait pour la première fois face aux meilleures nations du football.

Les berbères à la mairie de Paris, les berbères à la mairie de Lyon, les berbères au Sénat  et demain à l’Elysée ? 

S'exprimant en Berbère à l'occasion du nouvel an:

« les berbères sont très heureux lorsque l’on valorise leur langue, leur culture et leurs traditions »…

Najat Vallaud-Belkacem, 

née Najat Belkacem le 4 octobre 1977 à Beni Chiker, dans la région du Rif, au nord-est du Maroc, est une femme politique française.

Elle est porte-parole de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007, puis de nouveau en mars 2009 en vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011. 

Le 16 novembre 2011, François Hollande, candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012, la nomme porte-parole de sa campagne présidentielle.

De 2004 à 2008, elle est conseillère régionale en Rhône-Alpes, chargée de la politique culturelle. De 2008 à 2013, elle est conseillère municipale de Lyon, adjointe aux grands événements, à la jeunesse et à la vie associative.

Conseillère générale socialiste du canton de Montchat (Lyon 3), elle est nommée le 16 mai 2012 ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le premier et le deuxième gouvernement Jean-Marc Ayrault, dont elle est la benjamine.

Le 2 avril 2014, dans le gouvernement Valls I, confirmée ministre des Droits des Femmes, elle est nommée par ailleurs ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, mais elle n'est plus porte-parole du gouvernement. Le 26 août 2014, elle est nommée ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement VALLS, devenant la première femme à obtenir ce portefeuille dans l'histoire de la République.

Najat Vallaud Belkacem

Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Conseillère générale du Rhône

 Betrand Delanoë a annoncé la création d' une Maison berbère Porte de Vincennes.

Ayant quitté ses fonctions et le dossier sur le bureau de son successeur, nous attendons de savoir la suite qui est réservée à ce projet que nous soutenons tous.

Il n’est un secret pour personne que le plus grand joueur de football de la décennie était un kabyle répondant au petit nom de Zizou ou le grand Zinedine Zidane.

D’autres kabyles se sont démarqués par leur talent comme le chorégraphe et metteur en scène Kamel Wali, la ravissante Isabelle Adjani, le poète Ait Menguellet ou encore le compositeur de musique Idir.

Certains rapportent même que la mère d’Edith Piaf serait kabyle. 

 Les Berbères seraient ils un réservoir de talents ?

 

Notre Village s'appelle Mesloub.

(Il fait partie de la daïra de Mékla)

 

Position géographique:

Meuqlaa

 

Descriptif:

Nid douillé perché sur une crête à une cinquantaine de kilomètres de la capitale de cette Kabylie belle et rebelle comme le disait si bien notre regretté Matoub Lounes...

Tu nous offres une vue panoramique sur  les alentours : montagnes enneigées du Djurdjura ou collines époustouflantes de beauté.

Tes maisons de pierre baties à même les épines des figuiers de barbarie , dans la froideur de l'hiver ou la sécheresse de l'été incarnent un paradis où chacun se dit : qu'il y fait bon de vivre...

Aves tes fontaines fraiches , d'une eau s'écoulant des monts du Djurdjura , tes cultures d'oliviers et de figuiers typiques à notre région de Kabylie , tu es notre village , celui que nous ont légué nos ancêtres.

A nous de te préserver comme ils ont su si bien le faire pour nous.

 

Tous ensemble habitants de Mesloub défendons notre patrimoine et notre environnement.

 

Encourager les jeunes qui s' impliquent dans le volontariat.

Depuis combien d'années déjà que les opérations de volontariat et de nettoiement en tous genres se font dans notre village?

implication des jeunes souvent encadrés par des moins jeunes soucieux de préserver l'environnement et rendre propre leur village.

Montrer le bel exemple en quelque sorte...

Tout le monde a t il le même soucis de trouver dans son village un havre de paix et de sérenité?

Pour quel résultat ?

Voir se reproduire les mêmes choses: saleté et manque d'hygiène, comme si cela était normal de jeter n'importe où n'importe quoi.

Je suis certes admiratif de voir chaque année tous ces gens de bonne volonté qui se mobilisent le temps d'une journée ou deux par an pour nettoyer les chemins et les deux cimetieres du village...

Certains se démarquent de cette action puisqu'ils savent qu'il y a dans ce monde des bénévoles au grand coeur avec un sens large du civisme.

Les collectivités en marge de cette action citoyenne, aucune implication puisque personne n'exige rien et chacun se plait à croire que les choses sont mieux ainsi...

Il est bien temps de se réunir tous ensemble et de décider de comment changer ces choses qui durent et ou personne ne fait rien...

Nettoyer et faire payer ceux qui dégradent l'image du village.

Recueil de signatures et mise en place d'une charte du villageois.

Gens de bonne volonté de Mesloub, adhérez à l'association permet d'être plus forts ensemble.

 

Le saviez-vous ? Le berbère, deuxième langue la plus parlée en France .

Tamazight,langue officielle dans la constitution Algérienne: http://www.tamazight-officielle.com/index.php

 

 ASSOCIATION  MESLOUB  SOLIDARITE.

Forte de près de 200 membres actifs (400 dans la globalité) , implantée en région parisienne et née d'une volonté commune de ses adhérents.
L'association  regroupe ses adhérents autour de thèmes liés à la solidarité et la fraternité.

Engagée dans un esprit d ' union en vue de faciliter et permettre l'inhumation ou le rapatriement de ses défunts adhérents vers la terre d'origine .

Elle accueille ses adhérents résidant en france ou à l'etranger dans un esprit de solidarité , originaires du village de mesloub et environs répondant à ses statuts et réglement intérieur.Toute demande est adressée par mail ou par téléphone à son conseil d'administration.

Elle se positionne également pour porter dans les décisions liées à la qualité de vie et la protection de l'environnement des habitants du village de Mesloub et environs...

Elle favorise la decouverte et la promotion de la culture berbere.

Elle est placée sous la responsabilité de sa direction genérale qui veille à sa transparence et au respect des statuts et du réglement intérieur.

La direction générale recueille les candidatures au conseil d'administration et procède à son élection conformement aux statuts de l'associaton.

L'Association Mesloub Solidarité s'articule sur trois constituantes : Sa direction générale , son conseil d'administration , son assemblée générale.

Les prises de décision sont soumises à une majorité constituée. (LOI 1901)

 

Vous souhaitez joindre l'Association par téléphone :        

 

Pour joindre l'association par mail: asso.mesloub.solidarite@gmail.com

 

Vous voulez nous rejoindre consulter notre réglement: Couverture reglement réglement (85.98 Ko)

 

 

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs

 

 

 

traduction: choisir le pays. (translation: select the country).

Suivons les Fennecs.

 

Résultat Coupe du Monde fourni par FootenDirect.com

 

 Tous derrière les fennecs

Notre village ... Sa réglementation.

Le village de Mesloub est rattaché à la commune de Mekla.

La commune de Mékla se situe au centre de la wilaya deTizi -Ouzou (en ALGERIE). Elle est délimitée :

    au nord, par la commune de Freha ;
    au nord-est, par les communes d'Azazga et de Souamâa ;
    à l'est, par la commune de Aït Khellili ;
    au sud-est, par la commune d'Aït Yahia ;
    au sud-ouest, par la commune d'Aït Aggouacha ;
    à l'ouest, par les communes d'Aït Oumalou et Tizi-Rached. 

mesloub.jpg

 

            

Villages constituants la commune de MEKLA

MEKLA compte 25 villages qui sont dénommés comme suit :

 

MEKLA DJEMAA SAHARIDJ MESLOUBmesloub-mekla.jpg LANASSER CHAIB
CHAOUFFA IGOUMADHEN AIT MANSSUR AMAZOUL LAZIB NATH SAADA
TIZI N'TARGA THALA KAMRA MAOUIA TIGRINE TAOURIRT ADEN
TALIOUINE AGOUNI BOUAFIR AIT MOUSSA LAGHROUS BOUZAHRIR
IGOULFANE MAHMOUD AIT MEKKI IOULHADENE AIT AICH

  La commune de Mékla est créée le 28 Février 1887, par décret : BG no  1057-1887 page 352 du registre HUGUES.  (législation de l'Algérie 1883-1887  page 388).

  Elle est située au centre de la wilaya à 27 Km au sud de la ville de TIZI-OUZOU et à 127 Km de la capitale d' ALGER.

 

 41850 vue de mekla a partir de mon village mesloub

Nos origines berberes , notre fierte d'appartenir a ce peuple grand et noble. 

Notre village dans notre pays... Qui sommes nous vraiment ? En ce temps là les associations n'existaient pas !

Le TIFINAGH Ecriture des hommes libres.

imazighen.jpgtifinagh.jpg

 

 

 

 

 Organisation des villages kabyles : vie et discipline.

Le village kabyle, véritable république à lui tout seul, est subdivisé en quartiers appelés "idhermane".

 "Adhroum" est formé de plusieurs familles issues le plus souvent du même arbre généalogique. "Adhroum" a à sa tête un responsable librement désigné appelé "Tamen"

Les fonctions de "Tamen" et de "Amine" se méritent, et sont une lourde charge avant d’être un privilège.les hommes choisis pour assurer ces responsabilités sont issus de familles honorables, assez aisées pour éviter toute tentation malveillante, et ne doivent souffrir d’aucun antécédent contraire à la morale et la bienséance.

Les charges de l’Amine et de Tamen ne sont pas héréditaires. En cas de défaillance ou d’empêchement, l’Amine ou le Tamen sont immédiatement remplacés.

L’assemblée du village ("Tajmaïte") se réunit et désigne parmi ses membres l’Amine.

L’Amine et l’ensemble des Tamanes constituent l’organe exécutif du village.

L’Amine est responsable de la bonne marche du village. C’est lui qui représente sa communauté dans toutes les manifestations officielles et veille au respect des lois et du règlement intérieur du village (qanoun).

Le village n’a pas de police, les habitants guidés par leur dogmatique sens de l’honneur et le respect qu’ils vouent à la propriété d’autrui (ayla meddene) s’auto-disciplinent naturellement.

 Les conflits qui naissent de temps en temps entre les habitants sont vite réglés par la djemaa du quartier ou par le conseil du village.

 Le tamen est responsable de la gestion de son quartier.

Il veille au maintien de sa quiétude et à l’application des lois (qanoun) votées par le village.

Le tamen supervise tous les travaux d’intérêt général effectués à l’intérieur de son quartier (nettoyage des sources, nettoyage des cimetières, déneigement des chemins, etc.)

Il veille à la sauvegarde des intérêts des familles dont il a la charge et agit en qualité de premier arbitre en cas de désaccord ou de conflit.

 Le kabyle étant orgueilleux par nature, le Tamen essaie autant que possible d’éviter toute intervention du conseil du village dans les affaires internes de son quartier. Il lui arrive souvent de mettre la main à la poche pour payer une dépense ou régler une dette contestée par une des parties belligérantes.

 Pour le kabyle, préserver son ennif (honneur, fierté) est le premier de tous les devoirs.

 Le comité exécutif du village composé de l’Amine et des Temane, se réunit pour mettre en application les décisions arrêtées lors de l’assemblée générale du village (Anejmaa n’tadarth).

 L’assemblée du village est composée de tous les hommes officiellement admis à la djemâa (dès la puberté ou dès l’âge de dix huit ans selon les Aarches), sans autre condition.

Malgré la présence obligatoire de tous les hommes à l’assemblée, la parole n’est souvent donnée qu’à ceux qui sont relativement aisés, propriétaires fonciers aux ikouffane débordant de blé et aux patriarches de familles riches en hommes et en commerces.

Un pauvre paysan sans terre et sans hommes est souvent ignoré et, conscient de sa condition sociale ose rarement demander la parole.

L’assemblée se réunit une fois par mois ou sur convocation de l’Amine.

 Dans les différentes assemblées du village, les femmes ne sont pas admises . Celles-ci ne s’en plaignent pas d’ailleurs et quand elles en parlent elles disent toujours « anejmâa gu’ergazene » l’assemblée des hommes  (la précision est significative).

La séance de l’Assemblée du village est ouverte et clôturée par la lecture de la fatiha faite par l’imam.

L’Amine prend la parole pour présenter l’ordre du jour et la donne ensuite aux tamane à tour de rôle puis s’en suit le débat général.

Une fois les points prévus à l’ordre du jour épuisés et les décisions arrêtées à l’unanimité, la séance est levée par l’Amine

(L’avis de l’imam est demandé seulement quand il s’agit de question de religion et de chariâa), mais si les circonstances l’exigeaient, l’Assemblée ne se gênerait pas pour adapter les recommandations célestes au droit coutumier tel par exemple le droit à l’héritage des femmes mariées.

Au village, chaque quartier (quelque fois, chaque famille) possède son propre cimetière, sa propre source, sa propre djemâa et sa propre mosquée.

Les habitants du village ne se retrouvent ensemble que lors d’évènements importants (décès, thachemlith, assemblée générale, thiwizi, fêtes, zerda, thimechret ou visite chez les Saints gardiens du village.)

Enfin, l’Amine représente son village à la réunion de l’Aârch et rend compte des conclusions de ces réunions au comité du village.

Source: Quelques Us et Coutumes de Kabylie.   Recueil de Youcef AIT-MOHAND

 

 

Les "hommes libres"

Tamazgha ou la Berbérie est le pays des Imazighens (Berbères) qui s'étend de l'est depuis l'oasis de Siwa en Egypte aux îles Canaries à l'ouest en passant par la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc, sans oublier au sud le Mali, le Niger et une partie de Burkina-Faso où des Touaregs (qui sont aussi des berbères) vivent encore.

Le terme "berbère" provient du grec "barbarus" ("barbari" au pluriel) repris par les Romains pour désigner tous les peuples qui ne font pas partie de la civilisation grecque ou romaine mais les berbères se donnent pour eux-mêmes le nom d'Imaz.

 

 

La femme Kabyle

 

La tradition veut que le monde de la femme Kabyle soit le domaine domestique (Cuisine, taches ménagère, eau …), la récolte et l’élevage de bétail et la fonction maternelle. Cette dernière est très importante pour la femme Kabyle car autrefois en Kabylie la qualité d’une femme se chiffrait en nombres d’enfants, surtout de garçon et à la manière dont elle élevait ses enfants.L’idéal féminin dépendait donc en grande partie de la fécondité.

Dans la littérature Kabyle, on employait souvent des fruits et des animaux pour venter la beauté d’une femme. Ainsi, l’olive était associée à l’œil, la serre de l’aigle au nez, les pommes aux seins, la perdrix à la démarche…

Le mariage Kabyle possède ses propres traditions, différents des mariages d'autres régions d'Afrique du nord.

En tant de guerre, la femme Kabyle devient égale à l’homme. Elle a d’ailleurs beaucoup contribuée pendant la guerre de libération (1954-1962). Elle est omniprésente dans l’histoire de la Kabylie et de l’Algérie en général à travers des personnages féminins tels que Lala Fatma N’soumer ou encore La Kahina.

Dans la culture Kabyle, l’ogresse représente l’antifemme, un personnage sauvage, sans foi ni loi, qui n’a pas d’homme pour la contrôler et qui dévore ses enfants. Une vraie sorcière manipulatrice et sans scrupules.

La femme Kabyle est connue pour son fort caractère et sa non soumission, pareillement à l’homme Kabyle d’ailleurs. Aujourd’hui encore les femmes Kabyles luttent sans relâche contre le code de la famille Algérien qui est majoritairement inspiré de la Charia. On peut citer à titre d’exemple l’association Tharwa n’Fatma n’Soumer ou encore Tighri n tmettut (Cris de femmes)

 

Le mariage Kabyle

 


Le mariage a une grande importance dans la culture Kabyle, une famille qui possède un fils arrivé à l’age adulte aura comme souci principal de lui trouver une mariée.

Toute la famille a son mot à dire quand à la personne que le jeune adulte va épouser, car ce n’est pas seulement le mariage de deux personnes mais de deux familles qui se verraient plus ou moins agrandis et renforcés par ce mariage. La puissance d’une famille Kabyle dépend donc entre autre des mariages.
Dans certaines grandes familles, les stratégies de mariages sont très complexes et créent parfois beaucoup conflits internes

Le mariage le plus apprécié est le mariage endogame avec la fille du frère du père (Cousine paternelle) car il permettait à la jeune mariée de garder le même nom de famille et de garantir la stabilité du couple qui se connaît depuis l’enfance.

Aujourd'hui que les familles se sont dispersés dans les villes, les choses ont changés et les mariages internes sont de moins en moins courant. Néanmoins, les traditions et coutumes de la cérémonie de mariage reste souvent les mêmes.

Une foie que la mariée a été choisie, les hommes établissent les conditions du mariage et déterminent Taâmamt que la famille du marié devra verser à celle de la mariée.

Une foie que toutes les conditions ont étés posés et acceptés, le mariage Kabyle peut avoir lieu.On procède alors à la préparation du couscous qui sera roulé par les femmes des deux familles.
La cérémonie du henné est accompagné de quelques rites qui différent d’un village à l’autre comme casser un œuf sur le linteau de la porte ou encore l’eau que la belle mère offre à boire à la mariée.

Le jour du mariage, la famille du marié forment un cortège et vont chercher la mariée chez ses parents. Autrefois, la mariée était transportée à son nouveau domicile sur un âne ou un mulet, à condition que son village et celui de son mari soient proches.

Avant de sortir de chez elle, la nouvelle mariée est préparée avec soin, elle est habillée en tenue traditionnelle comportant Thaksiwt, Tabniqt et un foulard Kabyle sur le visage. Désormais, elle est devenue une femme Kabyle.

 

La Robe Kabyle


La robe Kabyle n’a pas toujours eu la forme qu’elle a aujourd’hui, autrefois, on parlait de Taqendurt.

L’ancienne robe Kabyle été faite de laine blanche tissée, une seule pièce ouverte par une fente sur la poitrine. Les anciennes robes Kabyles n’avaient pas de manches, mais étaient assez grandes pour recouvrir les bras. La robe Kabyle était accompagnée de ce qu’on appelait axellal, une sorte de manteau d’hiver qui protégeait la femme Kabyle du froid. Axellal n’était pas cousue, il était simplement accroché aux épaules et sur le devant par des fibules (Tabzimt). La ceinture était aussi présente, faite de laine et enroulé une dizaine de fois autour de la taille.

Au 20e siècle, le style vestimentaire de la femme Kabyle a connu beaucoup de changements, le tissu industriel de coton imprimé a remplacé la laine, la robe Kabyle est née.

Cousue à la machine à partir de plusieurs pièces à présent, elle peut comporter des manches courtes ou longues comme elle peut être sans manches, elle est fendu par devant et décoré comme sur le dos et le bas de la jupe avec des rubans qu’on appel Zigga.

Une partie du corsage nommé iciwi sert de poches aux femmes kabyles qui s’en servent pour cacher leurs économies.

La jupe est recouverte d’une fouta (lfoudha), un tissu multicolore (souvent noir, rouge et jaune) noué au niveau de la taille.

Les femmes Kabyles portent leurs plus belles robes en soi pour celles qui en ont les moyens les jours de mariages Kabyles, signes de richesses accompagnés de bijoux Kabyles.

La Kabylie , sa délimitation

La Kabylie  est une région montagneuse du nord de l'Algérie.

Son nom vient de l'arabe al-Qabā'il : les « tribus ».

Ses habitants l'appellent « Tamurt Idurar » (Terre de montagnes) ou « Tamurt n Leqvayel » (La terre des Kabyles).

Elle fait partie de l'Atlas et se situe en bordure de la Méditerranée.

La Kabylie couvre plusieurs circonscriptions (wilaya) de l'Algérie : une grande partie de Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira, Bordj Bou Arreridj et une partie des wilayas de M'Sila , Jijel et  Setif.

Durant la période coloniale française, la Kabylie a été divisée en deux départements d'où l'appellation : "Grande et Petite Kabylie".

Délimitation géographique.

L’espace que recouvre la Kabylie n'est fixé ni sur le plan géographique, ni sur le plan linguistique, ni sur le plan culturel.

Pour certains, elle est cette aire berbérophone où se parle le Kabyle (dont la langue mère est le berbère) , pour d'autres, elle va de la limite orientale de la Mitidja jusqu'au massif de Collo.Scindée en deux (Petite et Grande Kabylie) à l'époque coloniale, la Kabylie dépendait principalement du département de Tizi-Ouzou mais aussi des départements avoisinants (Alger, Constantine, Bône ... )

En 1974, une nouvelle organisation territoriale la découpe en trois wilayas (départements) :Bejaïa, Bouira et Tizi-Ouzou, trio auquel s'ajoutera en 1984 une autre wilaya, celle de Boumerdès dont dépendront désormais certaines régions rattachées auparavant à la wilaya d'Alger.

 Par delà ces frontières administratives, le pays kabyle s'étend aux régions de Sétif (Ait Yeâla, Mansoura, Guenzet,Ait ouartilane) et de Jijel. Berbérophones, les Jijeliens , bien qu'arabophones, se désignent qbayel hadra, "Kabyles citadins".

En bref, pour parler de la Kabylie, je ne retiendrai que les critères géographiques suivants : le Djurdjura et les Babors.

La Kabylie du Djurdjura: est délimitée au Nord par la Méditerranée, à l'Est et au sud par lavallée de la Soummam, à l'ouest par Oued Isser. Elle est constituée d'une haute chaîne montagneuse, le plus souvent enneigée. Le massif calcaire du Djurdjura, telle une barrière contrôlant la vallée de la Soummam au sud, descend vers la Méditerranée par des sursauts montagneux. Son point culminant est de 2308 mètres.

La Kabylie des Babors, elle, désigne une région littorale que limitent à l'ouest la vallée de la Soummam, à l'est celle de l'Oued el-Kebir. Elle s'étend sur les wilayas de Bejaïa et de Jijel. Le massif des Babors atteint 2004 mètres, il est constitué d'assises jurassiques de calcaires liasiques qui prennent des formes variées. Dans cette région, la montagne tombe souvent à pic dans la mer et forme une côte très découpée appelée Corniche kabyle ou jijelienne, où l'on admire caps, falaises, presqu'îles et promontoires.

 

Le calendrier est basé sur l'observation de la vie durant l'année.

 

N’Ayer
Janvier, Yanayer
Tout le monde serait d’accord que le cycle biologique de la vie commence par la semence… Il faut semer d’abord pour récolter ensuite… Le premier mois du cycle devrait donc être celui des semis… Imazighen diront : Ayour N’Ayer. (Ayour (mois) N’(de) Ayer (semis))… Ils disent aussi « IYER » pour désigner la terre semée… Il faut faire la différence…

 

Iffr Iyer (Ferr Iyer)
Fevrier, Fabrayer
Un mois après le semis, « Iyer »-La terre semée- commence à se couvrir des premières feuilles d’orges ou de blé et des adventices… Le labour est donc recouvert, caché !, d’où « Iffr » pour cacher, suivi de « Iyer » pour sujet… C’est sans doute aussi le moment de procéder au premier éclaircissage et enlèvement des mauvaises herbes… D’où, notre autre supposition, « Ferr ! » qui est un appel à débarrasser « Iyer » de ses mauvaises herbes…

 

M’Ghars
Mars, Marès
C’est le mois des plantations d’où : M’Ghars qui veut dire « la période pour planter »… « Ghars !» est un impératif qui désigne : Planter !... « M’ » est un article qui désigne ici « celle de »…

 

Afr Iyel
Avril, Abril
C’est le mois du mensonge… Sûrement à cause des états incertains de son ciel… Mais l’important c’est qu’en ce premier mois du printemps, les champs de céréales présentent avec le vent un aspect de vague évoquant la mer… D’où « Afr » qui veut dire : aile, ici celle des plants du champs et « Iyel » qui veut dire mer. L’expression entière « Afr Iyel » est une comparaison du champs à la mer : « Les champs se meuvent comme les vagues de mer »… C’est le moment pour d’importants désherbages et d’enlèvement des adventices… Les femmes se font leurs provisions en tisanes cueillies dans la nature…

 

Amghai
Mai, May
Après les ailerons, c’est la tige de la céréale qui prend son élans pour croître pour donner naissance en fin du compte à l’épie… Le mois de phénomène devrait s’appeler : « Le mois de la croissance ». Ce que feront Imazighen en disant « Amghai » pour croissance.

 

Yuly Oul
Juin, Yunyouh
Lorsque la plante est complète, les premières chaleurs d’été commencent à faire jaunir les champs… Pour la plante de céréale, ce jaunissement débute au niveau de la base et remonte la tige qui représente son cœur… Imazighen ont alors, dit : « Yuly » pour remonter et « Oul » pour cœur… Maturité dans le cœur...

 

Yuly Ozz
Juillet, Yulyouze
Le mûrissement, après épuisement des réserves en eau et sève de la tige devenue toute jaune et dure comme morte, arrive dans l’épie qu’il remonte aussi pour compléter le cycle… Imazighen diront que ce mûrissement « Yuly » pour remonter et « Ozz » pour épie… Maturité dans l’épie.

 

Ouett
Août Ghucht
Déjà la moisson devrait battre son plein et les récoltes sont en ramassage pour le travail final, le battage… Imazighen présenteront ce mois en impératif de battre la récolte pour séparer le grain du foin. Pour ordonner de battre on dit en amazigh :« Ouett ! »… Le lien du mois et de l’activité humaine est ici évident…

 

Sefd Anber
Septembre, Chutanmber
C’est le mois des congés, des mariages, des souks annuels et des transactions importantes… C’est pourquoi le mois est venu sous forme impérative « Sefd ! » appelant à achever les travaux de l’extérieur « Anber("barra") = Chose de l’extérieur » pour s’occuper de la vie sociale et y remettre de l’ordre… C’est aussi le moment des comptes et des remises en cause avant de réengager une nouvelle campagne… Repos du guerrier !.

 

Chthu Ber
Octobre, Octouber
Après de longues fêtes avec les nuits blanches et l’habitude de dormir de jour, les hommes prennent l’habitude d’une certaine paresse. Comme leurs femmes, ils ont tendance à rester au foyer… Ce silence d’après la fête est coupé par cet appel vers l’homme. « Chthi ! » veut dire : Souviens toi ! et « Ber » veut dire : Extérieur. « Chthu Ber = Souviens-toi de l’extérieur »… C'est-à-dire, ô homme ! , prépares-toi pour les travaux dans le champs (Ber l’extérieur) en révisant le matériel (L’attelage, la charrue, les socs et tout l’almanach et en prenant soins des animaux de traction…).

 

 

Now Anber
Novembre, Nouanber
Tamazight utilise le terme « Now » pour désigner la pluie et l’eau en général… On la trouve dans des mots tel : « Isignow » ("asino") qui est composé de « Isig » qui veut dire « il s’est montré » et « Now » qui veut dire pluie… Ici, dans le cas de novembre, « Now » vient comme condition à un impératif à exécuter, le labour qui est un travail d’extérieur… « Now Anber » prend donc le sens de l’expression : « Quand il y pleut, à vos champs pour les labours ! »…mara now(synonyme d'anzar), anbar

 

Idj Anber
Décembre, Dujanber
C’est le mois des grands froids, il neige et le temps ne s’apprête à aucun travail au champ… « Idj » voulant dire : « Laisses ! », est une mise en garde contre toute aventure aux travaux de l’extérieur « Anber »… Hommes et animaux devraient rester au chaud, à l’abri des aléas climatiques difficiles de ce mois…

 

ALGERIE , notre pays

Algérie
Superficie : 2 381 741 km2 (le deuxième plus grand pays d'Afrique, après le Soudan) Plus des cinq sixièmes du territoire de ce pays saharien sont constitués de régions désertiques.

 

Population: 36,3: millions d’Algériens (Juillet 2011)

Indice de développement humain : 0.733 (104e)

Répartition par âge:

  • 0-14 ans: 24,2% (hommes 4.319.295/femmes 4.144.863)
  • 15-64 ans: 70,6% (hommes 12.455.378/femmes 12.242.604)
  • 65 ans et plus: 5,2% (hommes 845.116/femmes 987.681) (2011 est.)


Densité : 12,9 hab./km2
Langues principales : arabe , berbère, français
Nature de l'État : république unitaire
Taux d'alphabétisation des adultes : 68 %
Économie : l'Algérie dispose d'importants atouts et potentialités agricoles, mais surtout de très grands gisements de gaz et de pétrole.
Principales productions agricoles : blé, pommes de terre, orge, tomates, artichauts, olives, agrumes, dattes, raisins
Ressources naturelles : pétrole, gaz naturel, fer, plomb, zinc, cuivre, étain, uranium, charbon, mercure
Monnaie : le dinar algérien
Villes principales : Alger (capitale), Oran, Constantine, Annaba, Batna
Religions : l'islam est religion d'État. Nombre de catholiques : 3 000

L'Algérie est un pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb.

Sa capitale Alger est située à l’extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne.

Deuxième pays d’Afrique par sa superficie, l’Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1200 km.

Elle partage également des frontières terrestres avec la Tunisie au nord-est, la Libye à l’est, le Niger au sud-est, le Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali au sud-ouest, et enfin le Maroc à l’ouest.
L’Algérie est membre de l'ONU, de l’Union africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance en 1962. Elle a aussi contribué vers la fin des années quatre-vingt, à la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Constitutionnellement, l’Algérie se définit à la fois en tant que pays arabo-musulman, berbère (amazigh) et africain

Le drapeau de l'Algérie est utilisé pendant la guerre d'indépendance.
Ses caractéristiques sont définies par la loi 63-145 du 25 avril 1963 « portant caractéristiques de l’emblème national algérien ».

Des frontières longues de 6000 Km la sépare du Maroc, de la Tunisie, de la Mauritanie, du Sahara Occidental, du Niger, du Mali et de la Libye.
Au Nord, la Méditerranée baigne sur 1200 Km de côte. Au sud, le désert s’étend sur près de deux millions de Km2.


L'Algérie est divisée en 48 wilayas.

La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de préfecture, dotée d'une assemblée élue, l' APW,« Assemblée populaire de wilaya » et est placée sous l'autorité d'un wali (préfet) nommé par le président de la république.

 Elles sont divisées en daïras, lesquelles sont divisées à leur tour, en communes . Chaque commune possède sa propre instance délibérante, l'APC « Assemblée populaire communale » qui élit elle-même son président, faisant office de maire.

Chaque wilaya et daïras porte le nom de son chef-lieu et a un budget indépendant récolté au niveau local.

La wilaya est une collectivité publique territoriale dotée d’une personnalité morale autonome financièrement.
La wilaya est dotée d’une assemblée élue dénommée Assemblée Populaire de Wilaya (APW).
Les wilayas sont subdivisées en daïras (sous-préfectures), regroupant au total 1.541 communes.

Le sahara algérien est un des plus beaux désert au monde, sa réputation n’est plus à démontrer tant il est connu et apprécié des connaisseurs.   

 Les amateurs de montagne seront ravis de réaliser des randonnées dans les vastes montagnes de Kabylie, le domaine skiable de Tikjda vous est également ouvert ! Il existe de nombreuses stations thermales en Algérie qui sont très prisées par les algériens et les vacanciers.

 La présence et la possibilité de visiter les parcs nationaux du pays sont une opportunité à ne pas négliger, la plupart sont de véritables havres de paix.

 Ces parcs abritent une flore impressionnante dont la diversité et la rareté sont peu communes, un nombre important de mammifères ainsi qu’une multitude d’espèces d’oiseaux s’y côtoient s’alliant aux formations rocheuses exceptionnelles, aux lieux historiques, aux ruines et gravures rupestres, chaque parc a sa spécificité.

 Un petit apercu de la capitale ALGER

 Alger est bâti sur un site exceptionnel en face de la mer méditérannée. La partie moderne de la ville est construite sur le plateau au niveau de la mer, la partie ancienne, la ville antique des deys est construite au niveau de la colline escarpée derrière la ville moderne et est couronné par la Casbah 122 mètres au dessus de la mer.

 Le dernier découpage administratif algérien date de 1985. Les wilayas, classées par leur indicatif, sont :

1Adrar                 16 Alger 30 Ouargla 44 Aïn Defla
2 Chlef 17 Djelfa 31 Oran 45 Naâma
3 Laghouat 18 Jijel 32 El-Bayadh 46 Aïn Témouchent
4 Oum El-Bouaghi 19 Sétif 33 Illizi 47 Ghardaïa
5 Batna 20 Saida 34 Bord-Bou-Arréridj 48 Relizane
6 Béjaïa 21 Skikda 35 Boumerdès  
7 Biskra 22 Sidi BeAbbes 36 El-Taref  
8 Béchar 23 Annaba 37 Tindouf  
9 Blida 24 Guelma 38 Tissemsilt  
10 Bouira 25 Constantine 39 El Oued  
11 Tamanrasset 26 Médéa 40 Khenchela  
12 Tébessa 27 Mostaganem 41 Souk Ahras  
13 Tlemcen 28 M'Sila 42 Tipaza  
14 Tiaret 29 Mascara 43 Mila  

15--------TIZI OUZOU

Hymne national algérien

Traduction de l'hymne national algérien.

“Qassaman“, qui signifie le « gage » a été conçu pendant la guerre de l’Indépendance.

Moufdi Zakaria (1908-1977) en a écrit les paroles en 1956, alors qu’il était incarcéré dans la prison de Serkaji- Barbarousse à Alger, par les forces coloniales.

La musique qui accompagne Qassaman, a été composée en 1956 par Mohamed Triki, et revue ensuite par le compositeur égyptien Mohammed Fawzi.

Après l’indépendance de l’Algérie le 05 juillet 1962, Qassaman est devenu l’Hymne national


Nous jurons! par les tempêtes dévastatrices abattues sur nous
Par notre sang noble et pur généreusement versé
Par les éclatants étendards flottant au vent

Sur les cimes altières de nos fières montagnes
Que nous nous sommes dressés pour la vie ou pour la mort!
Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra.

Soyez – en témoins !


Nous sommes des combattants pour le triomphe du droit
Pour notre indépendance , nous sommes entrés en guerre.
Nul ne prêtant l'oreille à nos revendications

Nous les avons scandées au rythme du canon
Et martelées à la cadence des mitrailleuses
Car , nous avons décidé que l'Algérie vivra

Soyez – en témoins !

Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l' avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes!

Prépare toi ! Voici notre réponse!
Le verdict, notre Révolution le rendra
Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra

Soyez – en témoins !

Nos braves formeront nos bataillons
Nos dépouilles seront la rançon de notre gloire
Et nos vies celle de notre immortalité

Nous lèverons notre drapeau bien haut au-dessus de nos têtes
Front de Libération, nous t'avons juré fidélité
Car , nous avons décidé que l'Algérie vivra

Soyez – en témoins !

Des champs de bataille monte l'appel de la Patrie

 

Algérie : chronologie historique

La conquête

IIIe siècle av. J.-C. Massinissa unifie les royaumes numides (berbères) des Massyles et des Massaesyles et fait de Cirta (Constantine) sa capitale.

112-105 av. J.-C. Rébellion de Jughurta, petit-fils de Massinissa, contre Rome.

347. Les tribus berbères insurgées s’allient aux donatistes, une secte chrétienne opposée à Rome.

354. Naissance de saint Augustin à Thagaste (Souk Ahras), dans le nord-est de l’Algérie.

439-533. Les Vandales règnent sur le Maghreb romain.

533. Domination byzantine.

711. Les Arabes sont maîtres de l’ensemble du Maghreb, qui devient une province omeyyade. Les populations se convertissent à l’islam.

742. Révolte kharijite contre le pouvoir central.

911. Destruction du royaume berbère de Tahert (région d’Oran) par les armées fatimides.

1453. Prise de Constantinople par les Ottomans.

1587. L’Algérie devient une régence dépendant de l’Empire ottoman.

1804-1827. Soulèvements tribaux et confrériques à travers toute l’Algérie.

1827. Le 29 avril, à la suite d’une dispute au sujet d’une dette française impayée, le dey d’Alger convoque le consul de France. Crise diplomatique franco-algérienne.

1830. Les troupes françaises débarquent à Siddi-Ferruch le 14 juin. Après la prise d’Alger, le 5 juillet, le dey Hussein Khodja signe la capitulation.

1832. En novembre, l’émir Abd El-Kader proclame le djihad contre les Français.

1837. La France reconnaît par le traité de la Tafna, signé le 30 mai, la souveraineté d’Abd El-Kader sur les deux tiers de l’Algérie. Elle conserve toutefois plusieurs « possessions », dont Alger, Blida et Oran. Le 13 octobre, les troupes françaises s’emparent de Constantine.

1843. Prise de la smalah d’Abd El-Kader par le duc d’Aumale, en mai, et massacres de populations civiles par les Français.

1844. Victoire française à la bataille de l’Isly, près d’Oujda, le 14 août.

1847. Abd El-Kader se rend le 23 décembre.

1848. L’Algérie est officiellement proclamée « territoire français » le 12 novembre.

La « francisation »

1850-1870. Insurrections dans les Aurès et en Kabylie, réprimées dans le sang. La famine ravage l’Algérie entre 1866 et 1868.

1870. Le décret Crémieux, promulgué le 24 octobre, accorde la nationalité française aux Juifs d’Algérie.

1871. Début de la révolte kabyle des frères Mokrani, en mars, contre les projets de confiscation des terres. Mokrani est tué le 5 mai. Près de 500 000 hectares de terres sont confisqués et attribués aux colons.

1881. Jules Ferry fait adopter en juin le code de l’indigénat, qui instaure un régime juridique spécial pour les Algériens de confession musulmane. L’Algérie est entièrement intégrée à la France par le « système des rattachements ».

1889. La loi du 26 juin accorde la nationalité française à tous les descendants d’Européens présents en Algérie, mais pas aux musulmans.

1912. Les musulmans sont astreints au service militaire en vertu de décrets promulgués en janvier.

1914-1918. Sur les 173 000 soldats appelés et engagés d’Algérie, 25 000 Algériens musulmans et 22 000 Européens sont tués au cours de la première guerre mondiale.

1916. Soulèvements dans la région de Constantine.

1926. Création, le 20 juin à Paris, de l’Etoile nordafricaine (ENA), dont Ahmed Messali (Messali Hadj) est élu secrétaire général. Le mouvement, qui réclame l’« indépendance de l’Afrique du Nord », sera interdit en 1929.

1927. Naissance de l’Association des étudiants musulmans nord-africains (AEMNA), présidée par Ferhat Abbas.

1933. Messali Hadj reconstitue l’Etoile nord-africaine, qui sera à nouveau dissoute en 1937 par le gouvernement du Front populaire.

1936. En novembre, le projet Blum-Viollette sur l’octroi de la pleine citoyenneté française à une élite de 21 000 Algériens musulmans est refusé par les colons et par les indépendantistes.

1937. Messali Hadj crée le 11 mars, à Alger, le Parti du peuple algérien (PPA).

1939. En septembre, le PPA est dissous, et ses principaux leaders sont arrêtés.

1940. Le décret Crémieux est aboli par le régime de Vichy en octobre.

1942. Débarquement allié à Alger.

1943. Ferhat Abbas présente en mai le Manifeste du peuple algérien, qui revendique l’égalité totale entre musulmans et Européens d’Algérie. Le texte est rejeté par le Comité français de la libération nationale (CFLN), formé à Alger le 3 juin. En décembre, le général de Gaulle annonce dans un discours prononcé à Constantine une série de réformes concernant les droits civiques des Algériens.

1944. Le 7 mars, de Gaulle signe une ordonnance qui supprime le code de l’indigénat et accorde la citoyenneté française à 65 000 Algériens.

La guerre

1945. Le 8 mai, la répression d’émeutes insurrectionnelles au cours desquelles une centaine d’Européens sont tués fait plusieurs milliers de morts (entre 15 000 et 45 000 selon les estimations) parmi les Algériens dans les régions de Sétif, Guelma et Kherrata.

1946. Ferhat Abbas fonde l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) en mai, et Messali Hadj le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) en octobre.

1954. En avril, un groupe de militants du PPA déterminés à entrer dans la lutte armée en constituant un front commun créent le Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA), transformé en Front de libération nationale (FLN) le 1er novembre : début de la guerre d’indépendance algérienne. En décembre, les partisans de Messali Hadj créent le Mouvement national algérien (MNA).

1955. Le Parlement français vote l’état d’urgence en avril. Le 20 août, des milliers de paysans de la région de Constantine se soulèvent. Débats aux Nations unies (27-30 septembre) sur la « question algérienne ».

1956. Le 16 mars, l’Assemblée nationale accorde les pouvoirs spéciaux au gouvernement de Guy Mollet. Le premier congrès du FLN, dans la vallée de la Soummam en août, aboutit à la création du Comité national de la révolution algérienne (CNRA). A la fin de l’année, on compte plus d’un demi-million de soldats français en Algérie.

1957. Janvier-octobre : bataille d’Alger. L’armée française généralise l’usage de la torture.

1958. Le 13 mai, l’armée prend le pouvoir en Algérie et crée le Comité de salut public, dirigé par le général Massu. Le 1er juin, à Paris, le général de Gaulle est investi comme président du Conseil (premier ministre). Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), avec à sa tête Ferhat Abbas, est formé le 19 septembre. De Gaulle propose la « paix des braves » aux insurgés algériens en octobre. Il devient le premier président de la Ve République le 21 décembre.

1959. De Gaulle reconnaît, au cours d’une allocution prononcée le 16 septembre, le droit à l’autodétermination des Algériens par la voie du référendum.

1960. « Semaine des barricades » à Alger : le 24 janvier, des colons dirigés par Pierre Lagaillarde appellent au soulèvement des Européens au nom de l’Algérie française. Ils se rendent le 1er février. Le 5 septembre s’ouvre le procès du réseau d’aide au FLN animé par Francis Jeanson. Des intellectuels favorables à l’indépendance publient le « Manifeste des 121 ». Le 19 décembre, l’Assemblée générale des Nations unies reconnaît le droit de l’Algérie à l’indépendance.

L’indépendance

1961. Le 8 janvier, le référendum sur la politique d’autodétermination voit un large succès du « oui », en France comme en Algérie. En février, des activistes européens constituent l’Organisation armée secrète (OAS). Echec du « putsch des généraux » en avril. Le 17 octobre, la répression policière d’une manifestation algérienne pacifique à Paris fait une centaine de morts.

1962. Le 8 février, à Paris, les forces de l’ordre chargent un rassemblement contre l’OAS, tuant neuf Français. L’enterrement des victimes, le 13, rassemble un demi-million de manifestants. La signature des accords d’Evian, le 18 mars, est suivie d’un cessez-lefeu dès le lendemain. L’indépendance de l’Algérie sera ratifiée par référendum, en France le 8 avril 1962 et en Algérie le 1er juillet. Le 5 juillet, l’Algérie proclame son indépendance. Début de l’exode des Européens d’Algérie. Le bilan de la guerre est de 300 000 à 600 000 morts selon les sources. Le 22 juillet, M. Ahmed Ben Bella, soutenu par le colonel Houari Boumediène, qui commande l’Armée nationale populaire (ANP), forme à Tlemcen un Bureau politique contre le GPRA, installé à Alger. En septembre, l’ANP entre dans la capitale. M. Ben Bella prend la tête du gouvernement le 29 septembre.

1963. La Constitution est adoptée par référendum le 8 septembre. Instauration d’un régime de parti unique. M. Ben Bella est élu président de la République le 15 septembre. Hocine Aït Ahmed crée quelques jours plus tard le Front des forces socialistes (FFS) et entre en dissidence en Kabylie.

1964. Les troupes françaises se retirent d’Algérie en juin, mais restent présentes à Mers El-Kébir et au Sahara.

1965. Le colonel Boumediène renverse M. Ben Bella le 19 juin. La Constitution est abrogée en juillet.

1966. Nationalisation des mines et des compagnies d’assurances étrangères en mai. Signature d’accords de coopération avec la France.

1967. L’armée française quitte les bases de Reggane et Bechar en mai. En juin, l’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Etats- Unis à la suite de la guerre de six jours entre Israël et les armées arabes. Coup d’Etat avorté contre Boumediène en décembre.

1968. Les Français évacuent la base de Mers El-Kébir en janvier.

1971. Nationalisation des hydrocarbures le 24 février : l’Etat acquiert 51 % des avoirs des sociétés pétrolières françaises présentes en Algérie. En novembre, le gouvernement lance la « révolution agraire » et la « gestion socialiste des entreprises » (GSE).

1973. Le IVe sommet des pays non alignés se tient à Alger en septembre.

1974. Dans un discours prononcé aux Nations unies, en avril, Boumediène prône l’instauration d’un nouvel ordre économique international.

1975. Visite de Valéry Giscard d’Estaing, en avril, la première d’un président français depuis l’indépendance.

1976. La Charte nationale est approuvée le 27 juin par référendum et la Constitution le 27 novembre. Boumediène, unique candidat en lice, est élu président en décembre.

L’islamisme

1978. Mort de Boumediène le 27 décembre.

1979. Le colonel Chadli Bendjedid est élu président le 7 février.

1980. « Printemps berbère » : émeutes à travers toute la Kabylie, en avril, pour la reconnaissance de la culture berbère.

1981. François Mitterrand, qui se rend à Alger en novembre, propose que les rapports franco-algériens soient « un symbole des relations nouvelles entre le Nord et le Sud ». Trois mois plus tard, les deux pays signent un accord sur le gaz.

1983. Visite du président Chadli à Paris, en novembre, la première d’un chef d’Etat algérien depuis l’indépendance.

1984. M. Bendjedid est réélu le 12 janvier. Adoption, en juin, du « code du statut personnel et de la famille ».

1986. Manifestations étudiantes à Sétif et à Constantine en novembre.

1988. De violentes émeutes à Alger et dans le reste du pays, du 4 au 10 octobre, font plusieurs centaines de victimes (600 morts selon un bilan officieux). L’état de siège est déclaré. M. Bendjedid est réélu en décembre après avoir promis des réformes politiques et économiques.

1989. Une nouvelle Constitution, qui ouvre la voie au multipartisme, est adoptée par référendum le 23 février. Le Front islamique du salut (FIS), créé le 18 février et dirigé par Abassi Madani et Ali Belhadj, est légalisé en septembre.

1990. Le FIS remporte une large victoire aux élections municipales et régionales du 12 juin, premier scrutin libre depuis l’indépendance. Le général Khaled Nezzar est nommé ministre de la défense en juillet.

1991. Le 23 mai, le FIS appelle à une grève illimitée. Les affrontements entre forces de l’ordre et militants du FIS font des dizaines de morts. Le premier ministre Mouloud Hamrouche, démissionnaire, est remplacé par Sid Ahmed Ghozali le 5 juin. Les élections sont reportées. Abassi Madani et Ali Belhadj sont arrêtés le 30 juin.

1992. Le président Bendjedid, soupçonné de complaisance envers le FIS, est contraint à la démission le 11 janvier et remplacé le 14 par un Haut Comité d’Etat (HCE), dirigé par Mohamed Boudiaf. Le second tour des élections est annulé. Les violences qui s’ensuivent font près de 70 morts. Le HCE proclame l’état d’urgence le 9 février et dissout le FIS le 4 mars. Le 29 juin, Mohamed Boudiaf est assassiné à Annaba. Le 26 août, un attentat à la bombe dans l’aérogare d’Alger, attribué aux islamistes, fait huit morts et une centaine de blessés.

1993. L’état d’urgence est prorogé pour une durée indéterminée le 7 février. On estime à 15 000 le nombre de personnes tuées en un an.

La réconciliation

1994. Le général Liamine Zeroual est nommé aux commandes de l’Etat le 30 janvier par le HCE. Apparition des Groupes islamiques armés (GIA), dont se démarque l’ex-FIS.

1995. Le 13 janvier, les principales formations de l’opposition, islamistes compris, signent à Rome un « contrat national » appelant notamment à l’arrêt des violences. Le pouvoir rejette le texte. Le général Zeroual remporte l’élection présidentielle dès le premier tour, le 16 novembre, avec plus de 60 % des suffrages.

1996. La réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président de la République et interdisant les partis religieux et régionalistes est approuvée par référendum, le 13 novembre, avec plus de 85 % des voix.

1997. Le 24 septembre, l’Armée islamique du salut (AIS), bras armé de l’ex-FIS et opposée aux GIA, annonce une trêve à partir du 1er octobre. Le 23 octobre, après avoir remporté les élections législatives de juin, le Rassemblement national démocratique (RND) de M. Zeroual obtient plus de 55 % des sièges des assemblées communales. La répression va crescendo.

1998. En septembre, M. Zeroual annonce sa volonté de démissionner et la tenue d’une élection présidentielle anticipée.

1999. Le 15 avril, M. Abdelaziz Bouteflika remporte l’élection présidentielle avec 73,8 % des suffrages. L’opposition dénonce des fraudes massives. Le 6 juin, l’AIS proclame l’arrêt définitif de ses opérations. Le 18 août, le Mouvement algérien des officiers libres (MAOL), créé en 1998, appelle à poursuivre en justice les généraux « responsables de la tragédie » algérienne. La loi de « concorde civile » est approuvée par référendum, le 16 septembre, par plus de 98 % des voix.

2000. M. Bouteflika charge M. Ali Benflis de former un nouveau gouvernement le 26 août.

2001. Emeutes sanglantes en Kabylie, en avril, après la mort d’un lycéen dans une gendarmerie. D’importantes manifestations ont lieu à Tizi-Ouzou et à Alger. Le 3 octobre, le gouvernement présente un projet de réforme visant à officialiser la langue berbère (tamazight). Signature, le 19 décembre, d’un accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne.

2002. Le 8 avril, le tamazight est reconnu langue nationale – mais non officielle – par le Parlement. Le FLN remporte les élections législatives du 30 mai, boycottées par les partis kabyles.

2003. M. Ahmed Ouyahia remplace M. Benflis à la tête du gouvernement en mai. M. Madani, libéré en juillet avec M. Belhadj, appelle à la fin de la lutte armée le 25 août.

2004. M. Bouteflika obtient 85 % des suffrages à l’élection présidentielle du 8 avril. Le gouvernement signe un accord de partenariat stratégique avec la France en juillet.

2005. Le projet de « Charte pour la paix et la réconciliation nationale  » est approuvé par référendum, le 29 septembre, à plus de 97 % des voix. Le bilan de treize ans de violences est de 150 000 morts et des milliers de disparus.

Nous sommes implantés en région parisienne.

Vous êtes le 88388ème visiteur
horloge blog

Date de dernière mise à jour : 14/03/2020