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Retraite : DROITS DES ÉMIGRÉS ALGÉRIENS EN FRANCE
A partir d’un trimestre de cotisation retraite


En France, une personne âgée peut prétendre à plusieurs types de prestations vieillesse (il ne s'agit ici que de la retraite des salariés du privé) : une pension de retraite de base versée par le régime général de la Sécurité sociale si elle a cotisé ; et une pension de retraite complémentaire versée par une caisse de retraite complémentaire (ex-Arrco). Lorsque la personne n'a qu'une faible pension ou lorsqu'elle n'a pas de droit ouvert à pension (absence de cotisation), elle peu t prétendre, sous certaines conditions, au minimum vieillesse.
L'accès aux droits sans titre de séjour
Pour obtenir une pension de retraite de base de la Sécurité sociale en France, la régularité du séjour est nécessaire : il faut au minimum une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, APS avec AT. Depuis la loi du 11 mai 1998, la demande de retraite — plus précisément, on parle de «liquidation de pension » —peut se faire depuis le pays d'origine de l'intéressé. Il n'est donc pas nécessaire de résider en France pour obtenir une pension de retraite. Pour l'obtention de la pension de retraite complémentaire ni la régularité du séjour ni la résidence en France ne sont exigées. Seules certaines prestations relevant du minimum vieillesse sont soumises à une condition de séjour régulier.
En pratique, pour obtenir la pension de retraite de la Sécurité sociale en France, la délivrance d'un titre de séjour doit être facilitée.
Toute personne ayant cotisé au moins un trimestre à un régime de retraite de base peut prétendre à une pension dès l'âge de 65 ans (60 ans pour les invalides notamment) et, pour les ressortissants étrangers, dès lors qu'elle est en situation régulière. Si l'étranger réside hors de France et souhaite liquider sa retraite en France, l'administration, en vertu de la décision du Conseil constitutionnel du 13 août 1993, doit délivrer un visa d'une durée de validité suffisante pour laisser à l'étranger le temps d'accomplir les démarches nécessaires. Ainsi, si celles-ci se prolongent, l'administration doit lui délivrer au minimum une APS avec AT. Toutefois, cette décision est intervenue avant la loi du 11 mai 1998 qui a permis la liquidation de la retraite depuis le pays d'origine. En outre, le Conseil d'Etat en France, dans un arrêt AGADAI du 4 novembre 2002, vient remettre en question l'utilisation de cette décision. En effet, il a estimé que dès lors que les démarches, pour faire liquider une pension de vieillesse, peuvent être accomplies dans le pays d'origine dans lequel réside le demandeur, les autorités consulaires peuvent refuser d'octroyer un visa. Par conséquent et en pratique, il sera difficile d'obtenir le visa requis. Et si par chance, l'intéressé réussit à obtenir ledit visa, le préfet pourra refuser d'octroyer au demandeur, sur la même base, le titre de séjour nécessaire pour liquider sa pension. Quoiqu'il en soit, un sans-papiers résidant en France peut faire effectuer les démarches par un tiers résidant à l'étranger (la demande de pension de Sécurité sociale pouvant se faire de l'étranger depuis la loi du 11 mai 1998) dûment mandaté, qui ensuite transmettra la pension par virement au retraité sanspapiers.
Pour obtenir une pension de retraite complémentaire, il est nécessaire d'avoir cotisé. Comme pour la retraite de base, il n'y a pas de condition de présence en France. Il est donc possible de l'obtenir du pays d'origine. Contrairement à la retraite de base, il n'y a pas de condition de régularité de séjour. Toutefois, si la retraite complémentaire n'est pas liquidée dans le même temps que la retraite de base (qui nécessite d'être en situation régulière sur le territoire français), le montant de la retraite complémentaire se trouve minoré. Il y a une condition d'âge : 65 ans sauf exception (invalides notamment). En cas de difficultés, il est possible de se faire aider par le Cicas (Centre d'information et de coordination de l'action sociale). Il en existe un dans chaque département français.
Le minimum vieillesse. Il se décompose en deux étages.
1. Premier étage : La personne n'a qu'une faible pension, elle a droit à un complément de pension, qui porte celle-ci au montant de l'allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS). La personne n'a pas de pension – ce qui est rare puisque un seul trimestre suffit pour ouvrir droit à une pension de retraite de base – elle a droit, sous certaines conditions, à un substitut de pension (égal au montant de l'AVTS).
2. Deuxième étage : la personne réside régulièrement sur le territoire français, est âgée de 65 ans ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail et a des ressources inférieures à un certain plafond, elle a droit en plus du premier étage à l'allocation supplémentaire du Fonds de solidarité vieillesse.
Certaines prestations requièrent la régularité du séjour. L'allocation spéciale vieillesse (exemple de substitut de pension) : cette allocation est attribuée aux personnes qui ne peuvent prétendre à aucun avantage vieillesse, qui sont âgées de 65 ans ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail et qui résident de façon régulière et permanente en France. L'allocation supplémentaire du Fonds de solidarité vieillesse vient compléter un substitut de pension ou une pension de base trop faible versée par un organisme français de Sécurité sociale. La régularité du séjour est exigée .

Certaines prestations ne requièrent pas la régularité du séjour
La majoration de pension ou complément de pension (art. L 814-2 du CSS) complète les pensions de retraite de la sécurité sociale quand elles sont d'un très faible montant (inférieur à celui de l'allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS), soit 241,52 euros/mois depuis le 1er janvier 2004) et si l'intéressé a 65 ans ou 60 ans s’il est inapte au travail.
L'allocation simple d'aide sociale (art. L 231-3 du code de l'action sociale et des familles) est accessible, à partir de 65 ans ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail, aux personnes résidant en France au moment de la demande, et qui peuvent justifier d'une résidence habituelle et ininterrompue (mais pas nécessairement régulière) en France d'au moins 15 ans avant l'âge de 70 ans.
Les obstacles. Aucun texte ne précise les modalités de liquidation de la retraite depuis le pays d'origine (A qui s'adresser ? Quels documents produire ? Comment contester ?). Dans l'attente, l'intéressé doit pouvoir s'adresser directement à la dernière caisse à laquelle il a cotisé, au Consulat de France en Algérie, à une organisation syndicale ou au Service des résidents hors de France : 44 rue du Louvre 75001 Paris. La Caisse de retraite en Algérie (CNR) peut également entrer en contact avec la caisse de retraite française, ce qui facilite les démarches

La régularisation pour 10 ans de présence en France existe-t-elle encore ?

NON ! La circulaire “Chevènement” a été abrogée en 2006

source:  http://www.questionsdetrangers.com/

En 1997, en réponse à la grève de la faim des sans-papiers de l’Eglise Saint-Bernard, le gouvernement français met en place une possibilité de régularisation après 15 ans de présence en France.

1 an plus tard, la circulaire dite « Chevènement » ramène le temps de présence en France exigé à 10 ans.

Cette circulaire donnait une possibilité de régularisation « de plein droit » aux ressortissants étrangers sans-papiers capables d’apporter les preuves de leurs dix années de présence en France.

Or, la loi sur l’immigration et l’intégration du 24 juillet 2006 a abrogé cette possibilité de régularisation, dans l’objectif de mieux maîtriser les flux migratoires en France.

La durée de présence en France : un argument qui reste valable dans certains cas

Pourquoi, alors, les ressortissants étrangers sont encore nombreux à croire que la régularisation après 10 ans de présence en France est encore possible ?

  1. Parce que les Algériens ont conservé la possibilité de régularisation après 10 ans en France

Comme nous l’avons déjà signalé à plusieurs reprises sur ce blog, les Algériens ne dépendent pas du droit commun (c’est-à-dire du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’asile), mais de l’accord Franco-Algérien de 1968 (modifié pour la dernière fois en 2001).

Or, cet accord les autorise encore à demander la régularisation après 10 ans de présence en France, à condition qu’ils présentent les preuves nécessaires.

  1. Parce que dans les faits, l’argument d’une longue durée de présence en France est, dans la majorité des cas, pris en compte par les préfectures

La régularisation « de plein droit » après dix ans de présence en France n’existe plus… ce qui ne veut pas dire qu’il est inenvisageable de demander une régularisation après 10 ans de présence en France.

Lors des débats à l’Assemblée Nationale qui ont précédé la promulgation de la loi sur l’immigration en 2006, face aux réticences de plusieurs députés de la majorité, le 1er Ministre d’alors a accepté quelques aménagements pour certaines situations spécifiques.

Il a ainsi conservé des possibilités de régularisation exceptionnelle dans trois cas : les cas “d’exigence humanitaire, les cas d’étrangers “dont la présence peut être une chance pour notre pays, et les cas ” de ceux qui sont là depuis plus de dix ans.

La possibilité de délivrance d’un titre de séjour pour ces situations n’est pas systématique. Chaque situation est notamment examinée par la commission nationale de l’immigration, qui donne son avis sur l’opportunité de la régularisation pour chaque cas.

Concrètement, cela signifie qu’une longue durée de présence en France peut être un argument de poids dans un dossier de demande de titre de séjour.

L’examen de ce type de dossier s’effectuant au cas par cas, il est difficile de donner des explications précises des arguments à apporter, d’autant plus que chaque préfecture a des habitudes propres.

> Selon les situations et selon les préfectures, les demandes qui présentent de longues durées de présence en France sont examinées différemment :

  • Certaines préfectures les examinent sous l’angle de l’admission exceptionnelle au séjour. Dans ce cadre, les autorités prennent en compte “un certain nombre d’éléments comme la durée de séjour habituel en France du demandeur et ses qualifications professionnelles”; “Le demandeur doit présenter une promesse d’embauche ou un contrat de travail”. Concrètement, la stabilité professionnelle et financière sont indispensables pour une telle demande.
  • Dans d’autres situations, le titre de séjour sera plutôt délivré au titre de l’article L.313-11 7° du Céséda, qui prévoit d’accorder un titre de séjour aux étrangers “dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que les refus d’autoriser son séjour porteraient à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée”.

> Les différentes préfectures accordent une importance plus ou moins grande aux preuves de présence en France présentées dans le dossier.

  • La Préfecture de Police de Paris, par exemple, a pour habitude de prendre véritablement en compte l’argument des 10 ans de présence en France… le fait d’avoir travaillé pendant ce temps, d’occuper un emploi au moment de la demande, ou d’avoir une promesse d’embauche restent toutefois des éléments presque obligatoires du dossier.
  • D’autres préfectures sont plus réticentes à accepter les dossiers de demande de régularisation des personnes présentes en France depuis plusieurs années. Dans ce cas, les preuves de présence en France ne suffisent pas et doivent être accompagnées d’autres preuves prouvant les attaches en France et l’intégration à la société française (stabilité résidentielle, financière et professionnelle, connaissance de la langue française, etc).

Caroline Naïl, responsable du service d’accompagnement des étrangers dans leurs démarches

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AMENZOU TEFSUTH PRINTEMPS EN KABYLIE

 [Plusieurs localités de Kabylie célèbrent Amenzu N'Tefsut (Le premier jour du printemps), une fête traditionnelles plusieurs fois millénaires.

La belle saison qui, selon le calendrier grégorien commence le 28 février, est tant appréciée en Kabylie qu'on la personnifie dans l'expression toute faite « mmager tafsut » qui signifie « aller à la rencontre du printemps ». Cela va de soi quand on sait que la saison hivernale a souvent été rigoureuse en Kabylie, ce qui rend les conditions de vie difficiles dans cette région montagneuse. Le début du printemps se présente alors comme une sorte de délivrance.

La nature en fête !

Au début du printemps, le temps se radoucit, les plantes bourgeonnent et fleurissent, les animaux hibernants se réveillent, les oiseaux migrateurs retournent d'où ils viennent. C'est la saison qui « fait la pluie et le beau temps ». L'eau produit par la fonte des neiges alimentent les petits ruisseaux qui, à leur retour, font les grandes rivières.

L'éclatante blancheur de la neige s'éclipse peu à peu pour être remplacée par la blancheur des abondantes fleurs d'amandiers. La nature se réveille. Les pluies fréquentes et le soleil font revivre les arbres dépouillés de leurs feuilles au cours de l'automne. La sève descendue dans le tronc des arbres remonte et les bourgeons, fermés durant tout l'hiver, s'ouvrent et de nouvelles feuilles d'un vert tendre font leur apparition, grandissent et s'élargissent jusqu'à atteindre leur taille normale selon l'espèce.

Les paysages sont recouverts d'arbres d'oliviers, de pins, de châtaigniers et d'un tapis de verdure parsemé de fleurs sauvages de toutes les couleurs (jaune, blanc, rouge...). Il est important de signaler également le retour en grand nombre, ces dernières années, des papillons. Le printemps n'aurait vraiment pas de sens sans ces magnifiques fleurs volantes de diverses formes et couleurs. A cela s'ajoute les chants d'oiseaux en parade, les diverses odeurs suaves que la nature libère, etc.

Les nuits sont glaciales à cause du verglas mais les journées sont de plus en plus chaude, comme l'illustre bien cet adage : « Itij n meghres yessebrak ighes » (Traduction littérale : Le soleil de mars noircit même les os).

Le repas, symbolique de l'abondance

Le jour de la fête du premier jour du printemps, au petit matin, les femmes préparent le repas traditionnel de la circonstance. On l'appelle « tchiwtchiw », « ameqful » ou encore « aderyis », c'est selon les localités ; c'est un plat dépuratif et revigorant constitué de couscous et de légumes cuits à la vapeur, le tout mélangé après cuisson. En général, on préfère cueillir ces légumes dans la nature, donnant ainsi à ce mets une saveur qui rappelle bien cette fête. Ce repas est également agrémenté de viande séchée, d'œufs cuits à l'eau, ainsi que de graines de fèves, de maïs, de blé et d'autres céréales cuits également à l'eau. Ces derniers, notamment le blé, symbolise l'abondance. Ce plat est servi au cours de la promenade en forêt, on le mange en famille.

C'est aussi la fête des enfants

La fête du printemps bien qu'elle soit traditionnellement celle des femmes, elle profite aussi et surtout aux enfants. « Quand nous étions enfants, Amenzu N'Tefsut était l'une des plus importantes fêtes traditionnelles pour nous. La joie que nous ressentions ce jour-là est plus intense que celles des autres cérémonies, telles que Yennayer et Anzar. Les friandises que nos parents nous offraient à cette occasion avaient une saveur unique en son genre. Au cours de la traditionnelle promenade, nous nous roulions dans l'herbe à la gloire des divinités de la nature, nous nous livrions à toutes sortes de jeux, nous dansions, etc. c'était exceptionnel. Nous nous préparions plusieurs jours à l'avance pour cette cérémonie », raconte une vieille dame des Ath Abbes.

En effet, les enfants accordent une importance capitale à cette fête. A cette occasion, ils mettent leurs beaux habits et sortent à la rencontre du printemps avec en main des petites corbeilles en roseau, en osier ou tout simplement en plastique, pleines de bonbons de formes et goûts variés.
source:karim kherbouche

 

 

ALGÉRIE-FRANCE

Le couple à reconstruire

 

Par

 

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L'Algérie ne pouvait espérer meilleur interlocuteur que François Hollande
 
L'Algérie ne pouvait espérer meilleur interlocuteur que François Hollande.

Le chef de l'Etat français compte s'entretenir de vive voix avec Abdelaziz Bouteflika à propos des sujets qui fâchent et de ceux d'avenir qui doivent constituer le socle d'un partenariat d'exception appelé de tous ses voeux par le président algérien.

Le successeur de Nicolas Sarkozy est décomplexé par rapport à la Guerre d'Algérie. «Le 5 juillet 2012, l'Algérie célèbre la fin de son long combat pour l'indépendance... en ce cinquantième anniversaire de la naissance de la République algérienne démocratique et populaire, les Français s'associent à l'émotion de tous les Algériens», a écrit le président français dans une lettre envoyée au chef de l'Etat.
L'Algérie ne pouvait espérer meilleur interlocuteur que François Hollande pour crever tous ces abcès, ces blessures qui ont rendu claudicantes les relations franco-algériennes. Le président français n'a pas raté l'occasion que lui a offert la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie pour réitérer sa volonté de gommer tous les malentendus hérités du précédent quinquennat. Le nouveau locataire de l'Elysée donne l'impression de vouloir tout bousculer. Il fonce. Comme pour rattraper le temps perdu. L'ex-premier secrétaire du Parti socialiste français veut des relations de premier ordre entre Alger et Paris mais aussi entre les peuples algérien et français.
François Hollande a saisi la perche que lui a tendue Abdelaziz Bouteflika. «Seule une lecture objective de l'Histoire, loin des guerres mémorielles et des enjeux conjoncturels, est à même d'aider les deux parties à transcender les séquelles du passé douloureux pour aller vers un avenir où règnent confiance, compréhension, respect mutuel et partenariat bénéfique», avait déclaré le premier magistrat du pays dans un discours prononcé à l'occasion de la commémoration du 67e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945. Message reçu cinq sur cinq.
«J'ai bien entendu votre appel, le 8 mai dernier, à une lecture objective de l'Histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels... Français et Algériens partagent une même responsabilité, celle de dire la vérité. Ils le doivent à leurs aînés mais aussi à leur jeunesse», lui a répondu M.Hollande dans un message adressé au président de la République à l'occasion de la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie.
La question de la repentance sera-t-elle abordée? Le président français, sans la nommer, démontre qu'elle ne constituera pas un obstacle pour que la France et son ancienne colonie puissent regarder l'avenir ensemble et avec sérénité.
«La France considère qu'il y a place désormais pour un regard lucide et responsable sur son passé colonial si douloureux et en même temps un élan confiant vers l'avenir... Notre longue histoire commune a tissé entre la France et l'Algérie des liens d'une densité exceptionnelle. Nous devons aller ensemble au-delà pour construire ce partenariat que vous appelez de vos voeux», a souligné François Hollande qui mise sur les générations futures pour écrire une nouvelle page enfin apaisée des relations franco-algériennes.
«Je pense à la jeunesse et à ce que nous pouvons faire dans le domaine de la formation et l'enseignement supérieur. Je pense aussi à notre coopération scientifique et à nos échanges économiques qui doivent être renforcés...»
ne coopération que revendiquent des hommes et femmes des deux côtés de la Méditer-ranée et qu'ils auront l'insigne honneur de promouvoir. Des Français ont donné leur vie pour l'indépendance de l'Algérie. La communauté algérienne installée en France est estimée à quelque 4 millions de personnes dont bon nombre d'entre eux jouissent de la double nationalité.
Certains siègent dans les assemblées élues, font des carrières de hauts fonctionnaires ou participent tout simplement à l'essor de l'économie du pays qui les a vu naître ou qui les a accueillis tandis que d'autres ont été nommés pour faire partie du gouvernement de la République française. Ce sont eux qui feront demain le trait d'union, qui constitueront la passerelle, entre les deux berges de la Méditerranée...

Métro d'Alger : 25.000 personnes transportées par heure

Le métro d'Alger assurera, une fois mis en service en novembre prochain, le transport de quelque 25.000 personnes par heure et par sens sur son unique ligne, a affirmé hier à Alger le directeur général de l'Entreprise du métro d'Alger (EMA), M. Hadebi Aomar.

M. Hadebi, qui s'exprimait en marge d'une journée d'information et de sensibilisation sur les missions de l'unité de police du métro, a assuré que les conditions nécessaires à l'exploitation de ce moyen de transport urbain, à partir du 1er novembre, étaient toutes réunies. M. Hadebi a affirmé que 11 trains étaient prêts à entrer en fonction avec une capacité de transport de 1.240 passagers chacun.

Le métro d'Alger fonctionnera tous les jours de la semaine sans exception, de 5h à 23h, au rythme d'une rame toutes les 3 minutes pendant les heures de pointe, et d'un train toutes les 5 minutes durant les heures creuses. S'agissant des extensions prévues sur le parcours du métro, ce dirigeant a fait savoir que la partie génie civil du tronçon Haï El-Badr-El-Harrach, long de 4 km et comprenant 4 stations, serait achevée vers la fin de l'année prochaine.

Au sujet du tronçon place des Martyrs - Emir Abdelkader (1,6 km et 2 stations) il sera réceptionné à la fin de 2013, a encore signalé M. Hadebi. Le premier responsable de l'EMA a par ailleurs indiqué que les travaux relatifs au tronçon reliant Haï El-Badr à Aïn Naâdja (3,6 km et 3 stations) avaient été lancés il y a 3 mois, alors que les extensions El-Harrach-Bab Ezzouar et place des Martyrs-Chevalley sont encore au stade des études.

Sur les difficultés rencontrées pour la réalisation de ce vieux projet, M. Hadebi avaient notamment trait à l'accès au foncier et à la gestion des réseaux utilitaires (eau, gaz, électricité, assainissement... ), dont certains étaient "particulièrement vétustes" et imposaient un surcroît de travail. M. Hadebi a précisé que la rénovation de ces réseaux était effectuée par l'EMA, ce qui a constitué, a-t-il souligné, "une charge financière supplémentaire, ainsi qu'une perte substantielle de temps".

Le directeur général de la RATP El Djazaïr, M. Pascal Garret a indiqué, pour sa part, que les activités opérationnelles qui étaient au programme ont été, jusqu'à l'heure actuelle, réalisés à plus de 80 %. Affirmant que les essais se déroulaient "selon le calendrier mis en place", M. Garret a fait savoir que la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) procèderait, dès le 15 octobre, à l'installation de ses services, essentiels pour la sécurité de l'ouvrage et de ses usagers, tandis que la Protection civile procèdera à des exercices de simulation de situations d'urgence.

D'une longueur initiale de 9,5 km, le projet du métro d'Alger desservira, sur dix stations, les communes de Bachdjarah, El-Magharia, Hussein Dey, Sidi M'hamed et Alger-Centre. Entamés dans les années 1980, les travaux du métro d'Alger avaient été suspendus pendant plusieurs années, accusant un retard énorme, avant d'être graduellement relancés à la faveur de deux grands plans nationaux d'investissements publics pluriannuels, celui de 2000-2004 et celui de 2005-2009.

El Moudjahid - Le 11 Octobre 2011.

 

Alger est l'une des capitales où l'immobilier est le plus coùteux au monde

Les prix des maisons à Alger sont pratiquement égaux à ceux des villas à Cannes, Los Angeles, Milan, Londres, Washington... La pierre, tout le monde le dit, c'est une valeur sûre. L''immobilier, ça ne peut pas baisser, c'est du 100% sûr. En Algérie c'est bien plus que cela...En effet, les prix de l'immobilier ont atteint des records à même de rivaliser avec les plus grandes capitales du monde. Les Algériens sont donc de plus en plus handicapés par les prix de l'immobilier qui atteignent des sommes astronomiques.

Le phénomène est particulièrement frappant s'agissant des prix au mètre carré, ce qui rend illusoire pour la plupart, l'accession à la propriété. Désormais, pour devenir «proprio» d'un appartement de banlieue, on ne négocie pas à moins d'un milliard de centimes, voire deux, alors que ces appartements ont été vendus lors de leur construction, pas plus de 150 millions de centimes!

Pour acheter une villa, c'est une autre paire de manches. «10-15-20-40-50 milliards de centimes» sont les prix que l'on peut rencontrer dans les agences immobilières. Dix milliards de dinars en taux de change officiel cela fait presque un million d'euros. Pour ce prix-là vous pouvez vous acheter une villa à Cannes, Los Angeles, Milan, Londres, Washington...

Par exemple, la chanteuse Katy Perry et son époux Russell Brand, on mis en vente leur villa de Los Angeles pour la somme de 3.395 millions de dollars. Il s'agit d'une villa de style méditerranéen des années 1920, de 1500 mètres carrés, composée de quatre chambres, quatre salles de bains, une piscine, etc. Ce qui est l'équivalent de 40 milliards de centimes. Même pas le prix d'une villa à Poirson ou dans un autre quartier chic des hauteurs d'Alger...

Vous vous imaginez donc un peu l'ampleur que prend la spéculation dans l'immobilier. Connaissez-vous beaucoup de choses qui ont vu leur valeur tripler ou même quadrupler en 10 ans à peine? Non? Ah si! Monsieur l'immobilier...Un bon agent immobilier vous le dira tout de suite, achetez maintenant et vous allez gagner le double en un an à peine! Qui dit mieux? «Tout achat garantit à l'acquéreur un rendement de plus de 40%», nous assure un agent immobilier. Aucune banque n'offre de tels rendements.

Dans un pays où il n y a presque pas d'économie, où les citoyens ne font pas confiance aux banques et où il n'y a pas de système boursier pour investir, l'Algérien préfère placer son argent dans la pierre. Mais le nombre de logements reste très insuffisant par rapport à la demande. Les spéculateurs ont donc profité de ces fluctuations brutales pour dicter leur loi. Pis, l'immobilier est devenu un moyen de blanchir de l'argent...

Associez tous ces éléments à la dévalorisation du notre «chère» monnaie qu'est le dinar, vous obtiendrez tous les éléments pour la propagation d'une bulle immobilière. Mais qu'est-ce qu'une bulle immobilière? Une bulle immobilière est une bulle spéculative qui apparaît à l'échelle locale d'une région, voire de l'ensemble du territoire, d'un marché immobilier. Elle est caractérisée par une hausse rapide de la valeur des biens immobiliers.

Très intimement liée à des aspects spéculatifs et psychologiques, l'augmentation des prix des biens immobiliers évolue sans rapport avec de nombreux fondamentaux économiques comme les salaires ou le rendement locatif. Ça vous dit quelque chose, non? Effectivement, la définition de la bulle immobilière correspond totalement à la réalité du marché algérien. La plus belle bulle immobilière du monde est sans conteste la bulle algérienne. Elle est belle et énorme, et ne risque nullement de se «dégonfler». Pourquoi? Eh bien, parce que contrairement aux autres bulles immobilières du monde, la bulle algérienne n'obéit à aucune logique.

Un krach immobilier est inimaginable vu que la majorité des propriétaires ont payé leurs logements à 100%. Il n'y a donc pas d'emprunt, et donc aucun risque pour que le montant du capital restant dû de l'emprunt bancaire contracté soit supérieur à la valeur du bien immobilier, ce qui est la condition sine qua non pour le dégonflement de cette bulle. Cette amère réalité a fait que le droit au logement est devenu un rêve inaccessible pour la majorité des Algériens. «Travailler toute sa vie et ne pas avoir un toit», résume malheureusement l'infortune de beaucoup d'Algériens.

Cela malgré le fait que le ministre de l'Habitat affirme que «le parc national du logement compte 7,4 millions d'unités». Par un simple calcul on déduit qu'avec le nombre moyen des personnes par ménage en Algérie établi par l'ONS (Office national des statistiques) qui est de 6 environ, il apparaît que nous ne sommes plus loin de l'équilibre entre l'offre et la demande en matière de logements en Algérie. Il y a quelque chose qui cloche là, non? En réalité, le calcul est plus complexe qu'une simple multiplication. Plusieurs paramètres entrent en jeu.

La nature de ces logements (résidences secondaires, logements de fonction, d'astreinte, etc.), leur état aussi et particulièrement le vieux bâti dont on retrouve le chiffre dans les propos du ministre qui précise que sur ces «7,4 millions d'unités, 5,4 millions ont été réalisés de 1962 à ce jour». Ce qui revient à dire qu'à l'Indépendance, le parc était de 2 millions d'unités. Autant de vieux bâti aujourd'hui.

Des chiffres pleins d'enseignements. Ajoutez à cela les 2,4 millions de logements du programme quinquennal actuel (2010-2014) qui ne sont pas inclus. Comme ne sont pas inclus les 800.000 logements du précédent quinquennal qui sont en voie d'achèvement. Au total, nous devrions en 2014, atteindre les 10 millions 600.000 logements. Néanmoins comme l'Algérie est le pays de tous les paradoxes, plus on construit, plus les prix augmentent.

Les prix ne font que monter dans l'immobilier, à tel point que les acheteurs potentiels rencontrent de plus en plus de difficultés à acquérir ou louer un appartement à travers tout le pays. Comparativement au salaire moyen, le prix de l'immobilier à Alger est l'un des plus chers au monde si ce n'est le plus cher. Le prix minimum de location est égal ou supérieur au Snmg algérien qui est de 15.000 dinars et qui va être porté à 18.000 dans un mois. Alors que le pays dort sur 155 milliards de réserves de change, ses habitants peinent à joindre les deux bouts.

A combien s'élève le revenu librement disponible des ménages, une fois les charges liées au logement, à la fiscalité, aux transports et aux assurances, déduites? Rien, puisque les salaires ne suffisent même pas à payer le loyer! Le citoyen reste donc, malgré lui, dépendant de l'Etat pour pouvoir se loger. Jusqu'à quand les autorités vont-elles laisser le marché livré aux spéculateurs? En attendant d'avoir un toit, il reste la foi...

Walid AÏT SAÏD - L'Expression - Le 24 Novembre 2011.

Coopération gazière Algéro-Russe

L’Algérie est le deuxième fournisseur de l’UE après la Russie, avec près de 60 milliards de m3 (gaz et GNL). La compagnie nationale Sonatrach a procédé, hier, à Moscou, à la signature avec la société pétrolière russe, Lukoïl, d’un protocole d’accord portant sur la coopération bilatérale dans les hydrocarbures.

C’est ce qu’a indiqué hier un communiqué du groupe russe répercuté par l’APS. Le protocole d´accord, qui prévoit une coopération dans l´exploration et le développement de gisements gaziers et pétroliers, a été signé lors d´une rencontre entre le ministre de l´Energie et des Mines, M.Chakib Khelil, et son homologue russe, M.Viktor Khristenko, a précisé le communiqué.

Il fait suite à une «série de pourparlers» sur les opportunités de coopération énergétique entre les deux groupes en Algérie, en Russie ou dans des pays tiers, ajoute la même source. Le groupe russe, qui prévoit l´ouverture d´une représentation à Alger, a souligné dans le communiqué que l´Algérie «est l´un des pays prioritaires» pour son développement entamé par «une expansion dynamique à l´international». Gazprom, géant russe de gaz, a également commencé à explorer les possibilités de rapprochement avec Alger.

Une délégation du groupe s´est rendue en Algérie fin mai, pour évoquer, notamment, une collaboration dans le gaz naturel liquéfié. Cette alliance stratégique entre ces deux géants de la production pétrolière et gazière, renforcera, sans coup férir, aussi bien la position de l’Algérie que celle de la Russie au sein de l’Union européenne. Il faut savoir, dans cette optique, que l’Algérie est le deuxième fournisseur de l’UE après la Russie, avec près de 60 milliards de m3 (gaz et GNL), contre près de 125 milliards de m3 pour la Russie.

Aussi, l’Algérie constitue-t-elle un concurrent coriace pour la Russie en matière d’alimentation de l’Union européenne en gaz. Cette concurrence s’est accentuée, notamment, après le conflit opposant la Russie à l’Ukraine, au mois de juin 2005. Les raisons de cette discorde, faut-il le rappeler, découlent du fait que Kiev avait alors refusé d’accepter la hausse des prix du gaz décrétée par Moscou. Suite à quoi, le distributeur russe de gaz Gazprom avait fermé les vannes du gazoduc à destination de l’Ukraine.

Ladite crise énergétique a profité à l’Algérie qui a augmenté ses livraisons en gaz à destination de l’Union européenne. En outre, un autre atout qui fait que notre pays constitue un concurrent invincible pour la Russie est le fait que l’Algérie s’est, au préalable, prémuni contre tout risque pouvant émaner contre tout type de tension ou conflit qui puisse éclater en Europe. Cela en établissant des contrats à long terme avec les pays de l’Union européenne, dont l’Algérie est le principal fournisseur en matière de gaz.

Et cette position se renforcera encore davantage à travers les deux gazoducs, en l’occurrence Medgaz et Galsi, reliant respectivement l’Algérie à l’Espagne et à l’Italie. Ces deux projets seront opérationnels en 2009. C’est donc au vu de tous ces atouts que la Russie ne cesse de se rapprocher de l’Algérie. Rappelons dans cette optique les différentes visites officielles effectuées par les représentants russes dans notre pays et la dernière en date est celle de l’envoyé spécial de Vladimir Poutine, M.Igor Ivanov.

Il convient de souligner enfin que le ministre algérien de l’Energie et des Mines, M.Chakib Khelil, en visite de trois jours à Moscou depuis mercredi dernier, s´est entretenu, depuis son arrivée, avec plusieurs responsables russes, notamment le vice-premier ministre russe, M.Dimitry Medvedev, le secrétaire du Conseil russe de sécurité, M.Igor Ivanov, et le président de la Chambre russe de Commerce et d´Industrie, M.Evgenie Primakov.

Par Hakim Kateb - L'Expression

Alger dans la laideur

Dans le prolongement du débat consacré par Beur TV à La Casbah, Canal Algérie s’est intéressé à l’architecture des villes algériennes (Sur le vif), et de manière plus générale à la question du patrimoine (ça me dit), deux thèmes qui sont autant de points de réflexion aussi bien pour les pouvoirs publics, les dirigeants politiques, les spécialistes de la conservation que pour le simple citoyen directement impliqué dans la transformation de son environnement.

Si l’opinion publique a été interpellée, de façon assez vive, sur l’extrême urgence qu’il y a à protéger la citadelle d’Alger de sa lente dégradation avant sa disparition totale, elle a été encore davantage sensibilisée sur la perversion urbanistique (et le mot n’est pas fort) infligée à nos grandes cités aujourd’hui complètement dépersonnalisées et, par extension, sur la disparition progressive - quand ce n’est pas carrément de la dilapidation - du patrimoine national culturel qui souffre d’un manque de préservation flagrant.

Casbah, patrimoine, architecture, urbanisme : marquée par un sujet en fait unique mais à plusieurs dimensions, sociale, culturelle, politique, économique, la semaine sur Canal Algérie aura été très révélatrice sur l’absence d’un programme - ou d’une vision claire - de sauvegarde d’une richesse patrimoniale historique qui n’a pas de prix et sur les déformations d’un espace de vie qui doit forcément correspondre à nos aspirations d’existence contemporaine mais qui sombre dans une anarchie structurelle et conceptuelle qui fait de nos centres urbains parmi les moins attirants dans le monde.

On se rappelle de cette étude réalisée il n’y a pas longtemps par un organisme international sur les capitales des cinq continents, qui a placé Alger dans les profondeurs du classement en fonction des critères de sélection retenus. Ville infréquentable, a-t-on conclu, pour son manque d’hygiène, l’absence de structures touristiques, de fonctionnalité, de loisirs, sa surpopulation, son urbanisation sauvage, sa circulation routière infernale...

En somme, à Alger, (et naturellement dans la plupart de nos grandes villes), il n’y fait pas bon vivre si on se réfère à cette étude qui reste malgré tout subjective, mais faut-il se sentir offensé par un regard extérieur très critique et sans concessions quand nos spécialistes de la conservation, nos sociologues, nos architectes disent à peu près la même chose tout en essayant d’atténuer le constat par des explications scientifiques du phénomène de dégradation qui remonte loin dans le passé de la colonisation.

Pour les spécialistes, l’urbanisation sauvage qui a donné naissance aux affreux îlots d’habitation que l’on voit pousser jusqu’à nos jours un peu partout dans nos cités relève de la difficulté (ou de l’incapacité) des autorités à contrôler à temps l’exode rural et donc à accepter le principe des plans d’urgence pour faire face à des besoins énormes en logements. Résultat, la tolérance se transformant en un laxisme politique dévastateur, c’est inévitablement la porte qui s’est ouverte sur toutes les dérives en matière de constructions, surtout individuelles.

Le paysage a atteint le summum de la déliquescence urbanistique, avec la complicité des pouvoirs publics en charge de maîtriser les nouvelles constructions, notamment celles qui forment la ceinture des extensions en banlieues. Aucun respect des normes architecturales,violations flagrantes des cahiers des charges pour éviter les débordements, cela donne des déséquilibres qui ne cessent de défigurer le visage d’Alger et de ses alentours, pour ne citer que la capitale.

On se pose alors la question de savoir pourquoi chez nos voisins cette urbanisation sauvage a été mieux gérée que chez nous, où les dégâts sont considérables et certainement difficilement à rattraper ? Pourquoi la médina de Fès ou la vieille ville de Tunis par exemple sont mieux sauvegardées que nos casbahs ? Pourquoi, dans ces pays maghrébins avec lesquels nous partageons la même culture, les mêmes traditions, soit les mêmes modes de vie, on ne construit pas n’importe comment et de surcroît on s’aligne sur les lois en vigueur ?

Les Algériens sont-ils des gens à part ? Ou y a-t-il trop de compromissions et d’incompétence pour espérer redresser la situation... L’Algérie est devenue reine des chantiers inachevés et des « villas cubiques », c’est dire que son aspect n’est pas près de faire des envieux.

Par A. Merad - El Watan

 

Alger : La détresse des hémophiles

Lors de la célébration de la Journée mondiale des hémophiles, jeudi, à l’hôpital de Beni-Messous, l’accent a été mis sur l’indisponibilité des traitements dans les hôpitaux. La maladie est appelée hémophilie. Une affection du sang due à un déficit d’un des facteurs de coagulation. Ces manifestations sont les hémorragies (pertes de sang) dans les articulations et dans les muscles.

Elle est chronique, orpheline (comprendre : rare) et héréditaire. En 2006, selon les résultats d’un recensement officiel, 1128 personnes en souffrent en Algérie (976 en 2000). C’est dans la capitale qu’on enregistre le plus de cas (126). Ces données ont été rendues publiques à l’occasion de la Journée internationale de l’hémophilie (17 avril), célébrée en différé, jeudi dernier, à l’hôpital Issaâd Hassani (Beni-Messous) par l’Association algérienne des hémophiles, en collaboration avec la direction de l’ hôpital et le laboratoire Novo Nordisk (spécialisé dans l’industrie pharmaceutique).

Dans une communication intitulée : « Hémophilie en Algérie et les actions en cours », le Professeur Belhani, chef de service hématologie de Issaâd Hassani, a noté que durant les années 1960-1970, cette maladie n’était pas connue, ni des patients, ni des médecins, ni par les autorités médicales du pays. Ce qui explique, indique-t-elle, l’absence de prise en charge. Seuls traitements étaient prodigués au Centre de transfusion sanguine de l’hôpital Mustapha Bacha. En 1990, un service hématologie a été créé à Beni-Messous.

Cinq ans plus tard, il y a eu, selon l’intervenante, une « discussion » autour de la création d’un centre spécialisé dans l’hémophilie. En 1996, le Centre est mis sur pied à la polyclinique de Bouzaréah, tout en étant rattaché au service hématologie de Beni-Messous. La structure a une capacité d’accueil de 150 patients et a traité, à ce jour, 450 malades, venus de la région centre du pays. « En juin 2002, un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’organiser les soins dans les régions sanitaires », déclare-t-elle.

Ainsi, les malades de la région centre sont pris en charge à la polyclinique de Bouzaréah, le réseau de soins est bien organisé à l’Ouest et le même réseau est en cours d’organisation à l’Est. Dans ce contexte, le professeur affirme que des séminaires de formation, initiés par son service autour de cette maladie, seront organisés simultanément dans tous les hôpitaux, entre mai et juin prochains en collaboration avec la fondation Novo Nordisk.

L’oratrice a expliqué qu’il existe un déficit 26 millions d’unités dans l’acquisition des traitements appelés « facteurs ». L’année dernière, 18 000 flacons (9 millions d’unités) ont été importés, la norme mondiale fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) étant de 1 unité/habitant. « Le ministère, poursuit-elle, a été sensibilisé sur cette question ».

La tutelle a ainsi dégagé des budgets aux hôpitaux pour l’achat de ces médicaments. Le directeur de l’hôpital Issaâd Hassani confirme : « Nous ferons toutes les commandes nécessaires. Les moyens financiers existent », lance-t-il à l’adresse notamment des membres de l’association et des parents des malades. Ces derniers se sont plaints des pénuries cycliques de médicaments, dont la dernière en date remonte au début de l’année 2007.

Par Djamel Chafa - El Watan

 

 

Date de dernière mise à jour : 03/08/2012