Bienvenue, vous découvrez notre village de Mesloub, commune de Mékla, Wilaya de Tizi-ouzou,  Algérie.

Situation de l' Association

SIEGE SOCIAL DE L'ASSOCIATION MESLOUB SOLIDARITE

Implanté en Région Parisienne  (FRANCE)

Le siège de l'association est fixé:

Café de la Mairie

25 , Rue du 14 Juillet.

94270 Kremlin Bicetre.    metro.pdf metro.pdf

annuaire associatif du Kremlin Bicêtre (voir l'association page 34 en cliquant sur le lien ci-dessous)

http://www.kremlinbicetre.fr/sites/default/files/pdf/MCVA/plaquetteassociations_mai2014.pdf 

 

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Qui de nos anciens ne connaît pas Bicetre et son marché…

Interrogez les ! Ils auront des choses à vous dire…Nostalgie du passé ?

Les premiers à quitter le village et venir en région parisienne sont arrivés à Bicêtre , ils ont solidairement aidé leurs semblables ou parents à s’y installer.

Une communauté "mesloubienne" s’est ainsi formée…

Parmi cette nouvelle population se formant ainsi au fil du temps , des décès ont malheureusement eu lieu.

Devant faire face à cette situation tragique et au risque d'etre enterré de maniére anonyme en cette terre d'accueil :

 Une caisse nommée : la caisse de solidarité fraternelle a pendant longtemps fonctionné à l'image des autres caisses des villages kabyles .

Les impératifs de la vie moderne nous imposent une structure et une organisation plus rigoureuses , une Association Mesloub Solidarité a vu le jour...

Chacun comprendra cette volonté commune à tous de faire face ensemble à l'adversité manifestée tres tôt par nos précurseurs parents ou grands parents.

Cette solidarité qui nous est si chère doit se perpétuer dans le temps pour que chacun prenne conscience de ses devoirs et obligations envers l’autre . Consolider cette fraternité si chère à nos valeurs.

Nous habitons tous le même village , nous avons pour certains partagé ou enduré les mêmes difficultés.

La qualité de l’action associative est en grande partie liée à l’implication de ses adhérents .

C’est pourquoi il est nécéssaire d’organiser un nombre d’assemblées générales réduit mais efficace . Faire un travail d'information afin d'impliquer chacun dans notre communauté .

Il est surtout important que les adhérents viennent nombreux assister aux assemblées générales et encourager l'équipe qui donne de son temps à s' investir pour les autres . Cela aide certainement à tenir la garde et ne pas baisser les bras...

 Chacun doit ressentir naturellement son devoir d'engagement envers notre village.

Le milieu associatif ne doit pas être ressenti comme une contrainte , mais comme une activité ludique permettant une rencontre et un échange entre membres.

Mettre en place un programme varié répondant aux besoins du moment et de chacun.

Favoriser les rencontres festives pour sauvegarder ce capital valeurs qui nous est si cher.

Impliquer chacun dans les propositions et les décisions projetées par l'assemblée générale …

Evoluer ensemble dans une des meilleures qualités de vie autant dans notre pays d’accueil que d’origine voilà notre but à tous.

La transparence étant dorénavant de rigueur , il serait déplacé de penser ou de dire : Ou va l'argent ?

Il ne tient qu'à chacun d'apprecier !

 Le Kremlin-Bicêtre est la première commune traversée par la mythique route nationale 7 qui va de Paris jusqu'en Italie ,elle accueille également notre association ...

L'emigration kabyle (extrait de encyclopedie berbère).

1-À l’instar de nombreuses régions méditerranéennes, la Kabylie a été au cours de son histoire une région de forte émigration. Région rurale, dépourvue de richesses naturelles et peu urbanisée, elle fut tout au long de son histoire peu concernée par des projets de développement économique. Son caractère séditieux (sous la conquête ottomane comme sous celle de la France) et sa pacification tardive ont fait d’elle une région marginale dont la plus grande partie du territoire fut tenue à distance des politiques de colonisation agricole et du développement d’activités industrielles.

2-L’insuffisance de travail et d’activités locales et le dynamisme démographique de la Kabylie ont donné, très précocement, à l’émigration un caractère traditionnel qui s’enracine dans une mobilité ancienne et régulée par la société. Les déplacements ont toujours eu un caractère temporaire et ont concerné des membres désignés par le groupe. La forte cohésion sociale et la solidarité de la parenté permettait les départs répétés et organisés vers d’autres régions.

3-L’activité du colportage et du commerce itinérant des Kabyles est soulignée dans les archives ottomanes. Ils circulent dans tout l’espace algérien, faisant des incursions jusqu’au Maroc et en Tunisie. Commerçants itinérants et aventureux, les colporteurs kabyles sillonnent les régions vendant des marchandises diverses parfois originaires de leur région (huile d’olive, figues séchées, produits artisanaux comme les bijoux en argent et les poteries). Pour les plus chanceux et les plus nantis d’entre eux, le commerce reste l’activité dominante qui les fera s’installer dans les grandes villes algériennes où des établissements commerciaux les recevaient. Dans des villes comme Annaba ou Constantine, des foundouks étaient financés par la tribu des Aït Abbès spécialisée dans la vente de l’huile d’olive ; ou bien Orléansville (Chlef) où des familles kabyles dominaient les places commerçantes de l’Ouarsenis. Plus tard, on les retrouve dans l’hôtellerie, la restauration, le commerce de proximité. La colonisation française et sa politique agricole proposeront des emplois dans les plaines de la Mitidja et du Cheliff. Souvent saisonniers, ils sont sollicités pour des activités ponctuelles et se déplacent selon le calendrier agricole des grands travaux.

4-Cette mobilité ancienne et dynamique, paradoxale pour une région de forte sédentarité comme la Kabylie, va accoutumer les Kabyles aux voyages migratoires. De l’espace maghrébin à l’espace français, il n’y a que la Méditerranée qui sera rapidement franchie grâce aux multiples opportunités que la colonisation offrira.

5-L’importance et la régularité de la main-d’œuvre kabyle en France est indéniable et de nombreuses traces dans les archives et dans les documents coloniaux (notamment dans les nombreux rapports administratifs consacrés aux mouvements migratoires des travailleurs coloniaux) le démontrent. Avant la première guerre mondiale, l’émigration vers la métropole était constituée de ce que l’on appelait à l’époque les convoyeurs kabyles ; il existait entre la France et l’Algérie un va-et-vient continuel de bateaux qui opéraient des transferts massifs de bovins et de chevaux. Pendant longtemps, la Kabylie fut la principale pourvoyeuse de cette main-d’œuvre ; un rapport d’une commission d’enquête estime, en 1912, près de 10 000 Kabyles travaillant en France particulièrement dans les Bouches du Nord et dans le Pas-de-Calais. En 1934, elle fournissait les 3/4 des émigrés et en 1950, 50 à 60 % des travailleurs algériens partis travailler en France étaient d’origine kabyle. C’est dire à quel point l’émigration est une donnée fondamentale de la Kabylie et la manifestation la plus évidente de son sous-développement économique et du déséquilibre de ses structures traditionnelles et rurales (la paysannerie étant la principale pourvoyeuse de main-d’œuvre). La dimension parfois écrasante du phénomène migratoire fait partie de la mémoire collective de la Kabylie. Les départs vers la France ont vidé des villages entiers de leur population masculine et la rente migratoire est devenue une source de revenus traditionnelle.

6-L’indépendance de l’Algérie n’a pas entraîné de profonds bouleversements et n’a surtout pas arrêté l’émigration vers la France (l’influence coloniale donnant encore une préférence d’émigration aux anciennes colonies). Mais la part de la Kabylie n’est plus aussi importante ; l’émigration s’est étendue à d’autres régions de l’Algérie, notamment aux zones arabophones : l’Oranie et les hauts plateaux constantinois.

7-Tenter de faire l’histoire de l’émigration kabyle, la replacer dans l’histoire des mouvements migratoires algériens vers la France et proposer des statistiques n’est pas une entreprise aisée. En effet, les spécificités culturelles et identitaires de l’immigration n’ont jamais été perçues en tant que telles par les chercheurs qui ont mis l’accent sur l’uniformité des masses migratoires en tenant compte uniquement du critère de distinction qu’est la nationalité d’origine, le paramètre linguistique n’entrant pas en considération.

8-Historiquement, c’est l’insurrection de 1871 et le phénomène de dépossession des terres lancé par la colonisation qui avaient déjà ébauché le premier mouvement migratoire des Kabyles vers la Tunisie puis vers la France. La politique coloniale agraire et l’écroulement des unités traditionnelles comme la tribu avait amorcé les premiers départs massifs. Mais cet exil politique reste somme toute marginal et assez exceptionnel. Ce sont les facteurs démographiques et économiques qui vont donner au processus migratoire l’ampleur constatée.

9-La surpopulation d’une terre extrêmement morcelée, pauvre, vivant d’une agriculture et d’une arboriculture de montagne, l’absence en Kabylie de grandes villes et de pôles urbains importants pouvant drainer une main-d’œuvre et créer des emplois expliquent, en partie, l’importance des départs vers les grandes villes d’Algérie avec l’installation de familles entières puis vers la France. La prolétarisation des paysans kabyles activera l’abandon d’un certain nombre de traditions agraires ; un mouvement d’abandon des terres consécutif à un fort exode rural accentuera la rupture totale avec le système productif traditionnel (Lacoste 1984 ; voir aussi ici même « Kabylie : structures de l’agriculture traditionnelle » de H. Isnard).

10-Cette émigration, longtemps temporaire, composée exclusivement d’hommes, forte d’une longue expérience du voyage s’installera plus longuement en France et s’ancrera davantage avec les regroupements familiaux. Mais elle ne se contentera pas de développer uniquement des relations de travail ; elle sera un lieu intense d’actions politiques pour tous les déçus de la révolution algérienne et pour tous les opposants au gouvernement algérien ; un terrain très actif aussi pour les groupes berbéristes.

11-L’existence de ces groupes a été doublement occultée dans l’histoire nationale algérienne et dans l’histoire de l’immigration algérienne en France. En effet, les revendications culturelles et l’affirmation d’une appartenance à une identité berbère ont été considérées comme une fausse note dans le credo arabo-islamique professé par les partis nationalistes algériens (ENA, PPA-MTLD, FLN). Le discours idéologique des berbéristes est double : il est, à la fois politique, avec la revendication d’une identité berbère et la place qu’elle devrait tenir dans les institutions algériennes et longtemps culturelle avec tout le travail de valorisation culturelle et linguistique pour sortir du cadre folklorisant et muséographique dans lequel la culture berbère a été maintenue.

12-L’espace migratoire français a été également un terrain privilégié d’expression identitaire, un lieu de travail culturel intense et de combat politique actif. Celui-ci a, certes, été mené par des minorités très politisées qui ne sont pas représentatives d’une émigration de travail ; mais elle ont impulsé une réelle dynamique identitaire et politique et une motivation certaine pour la recherche dans le champs d’études berbères particulièrement en ce qui concerne les travaux de linguistique. La politique d’uniformisation culturelle et linguistique de l’Algérie post-indépendante ont fait de l’émigration kabyle le lieu d’opposition politique le plus actif et le plus productif en matière d’édition, de réalisations universitaires, pédagogiques (apprentissage de la langue berbère avec élaboration de manuels), musicales, de diffusion d’idées, de développement du réseau associatif. L’émigration est devenue la caisse de résonance (Chaker 1988) du débat et des enjeux politiques algériens. Elle a permis à une opposition contestataire de s’exprimer : dans un premier temps, avec l’Académie Berbère principalement qui a opéré un réel travail de défrichement en matière linguistique notamment avec la réutilisation du vieil alphabet berbère sous la forme des néo-Tifinagh ; dans un deuxième temps, avec le Groupe d’Etudes Berbères de Vincennes et les Ateliers Imedyazen qui ont entrepris une démarche de crédibilisation à la fois scientifique et politique dans une optique plus culturaliste. Ces groupes politisés (dont une partie militera par la suite au sein des deux partis berbères, le FFS et le RCD) ont fait de l’émigration un lieu où la conscience identitaire était la plus mûre jusqu’à ce que le Printemps Berbère de 1980 ait amorcé en Algérie le processus politico-culturel que l’on connaît.

Localisation en France des groupes d’émigrés algériens (supérieurs à 100) en juin 1950

Localisation en France des groupes d’émigrés algériens (supérieurs à 100) en juin 1950

13-Aujourd’hui, l’émigration kabyle demeure un lieu privilégié de diffusion d’idées (bon nombre de réalisations musicales, littéraires ou scientifiques sont encore effectuées en France). Elle est, depuis près de quinze ans, le centre d’une mobilisation très active autour des questions de la langue kabyle et de son apprentissage. Un phénomène de réemergence identitaire se cristallise autour de la défense de la langue et se développe auprès des jeunes issus de l’émigration. Cette quête des origines est marquée par la réappropriation d’un ensemble de repères classiques au monde kabyle qui appartiennent au patrimoine symbolique traditionnel. Cette jeunesse, dont une partie milite au sein de certaines associations (Association des Juristes Berbères, Association des Etudiants Berbères, Association de Culture Berbère...) tient un discours très valorisant sur sa culture d’origine tout en affirmant son adéquation totale aux valeurs républicaines. Comme si en se réappropriant son origine, on se donnait les moyens de mieux réussir son intégration.

14-L’émigration kabyle a su, tout a long de son histoire, maintenir une constance remarquable dans l’affirmation de son identité berbère. Elle ne s’est pas limitée à une présence d’un homo œconomicus kabyle ; elle a parallèlement développé et maintenu une tradition ancienne de promotion et de sauvegarde du patrimoine berbère. Espace de travail et d’exil, passerelle entre deux mondes, deux sociétés, deux cultures, lieu de combat et d’affirmation politique, l’émigration kabyle n’a jamais rompu ses liens avec le pays d’origine même si parfois une nostalgie douloureuse et exacerbée se constate à travers le phénomène de réappropriation culturelle et identitaire des générations nouvelles.